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(caibeth) exocice the demons from your past.

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MessageSujet: (caibeth) exocice the demons from your past.    Lun 11 Sep - 23:59

❝ I want to exorcise the demons from your past ❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.


ses pas cognent durement contre le sol de marbre de la maison du lac. les saphirs étincellent contre sa rétine déjà teintée d'une couleur bleutée implacable. l’armure est trop lourde sur ses épaules mais il garde le dos droit, stoïque, prêt à bondir à la seconde, comme il l’est depuis des semaines. depuis des mois, même. depuis que son existence lui a filé entre les doigts comme de la fumée qu’il n’a pas été capable de retenir. elle s’est enfui aussi rapidement que lorsqu’il tire une lape, laissant ce goût âpre caresser sa gorge durement, cette incapacité à déglutir sans en avoir les yeux rougis. le silence est d’or et il le brise avec assurance, traversant le troisième étage une ultime fois avant son départ, sa permission de quelques jours. une aubaine pour pouvoir avancer dans les plans de la clé noire, informer les membres de ce qu’il a pu apercevoir, infiltré dans le palais de la perversité. ses mains tremblent parfois tellement l’excitation est grande. ses amis, sa famille, mais surtout Lisbeth. ses cheveux blonds qui encadrent avec grâce son visage d’ange aux joues rosées par ses baisés. Le bleu de ses yeux égal à l’or de son coeur. L’air qui se mouve entre ses mains pour faire envoler ses mèches rebelles devant ses yeux émerveillés par sa présence. Elle doit avoir changé, à présent. Il a pu apercevoir quelques secondes ses yeux perdus dans le vide, son regard si étincelant d’ordinaire se mourir dans pâleur à en faire perdre la tête. Lisbeth n’a plus rien de Lisbeth et il le sait. Il n’y a plus ce sourire scotché sur ses lèvres, cette bague de pacotille ornant sa main de fée. Non, il ne reste plus que le silence. Et le pire dans tout ça, c’est que la réalité doit être bien pire que ce qu’on a bien voulu lui conter.
Il toque trois fois contre la porte de bois. Elle s’ouvre lentement le laissant poser ses yeux sur la jeune femme qui lui fait face. Elle aussi blonde comme le blé. Elle aussi aux accents doux qui font du bien à ses oreilles. Elle lui rappelle tellement Lisbeth mais il sait très bien que ce n’est pas elle. Il sait très bien que Dolores n’a rien à voir avec sa, feu, fiancée. C’est juste un souvenir trafiqué qu’il s’est encré dans la tête, un moyen de ne pas perdre pied, une personne sur laquelle il pouvait reposer son poids et ses espoirs : foutaises. Elle aussi avait conquis son coeur d’une autre manière. Plus sauvagement, peut-être. Pourtant, malgré la distance, malgré son visage torturé par les souvenirs de la veille, il n’a jamais pu se résigner à oublier Lisbeth. Il n’a jamais pu se résigner à s’avouer que, oui, c’était sans doute fini, qu’il ne fallait plus qu’il l’appelle sa fiancée car elle lui tournerait sûrement le dos. Comment pouvait-elle ne pas le faire ? Il n’avait pas réussi à la sauver. Il avait sauvé des tas de personnes dans sa vie, en tuer sûrement autant, mais elle, il n’avait pas réussi à la trouver, la sortir des griffes du lion qui se défoulaient sur sa proie, enragé. Il ne cesse de se dire qu’il avait tout tenté, mais une partie de lui-même lui reprochait les mois de torture de sa bien-aimée, comme si c’était lui qui l’avait torturé. Il secoua la tête alors qu’elle lui offrit un léger sourire. Il peina un instant à trouver les mots et surtout, à réussir à les faire sortir de son gosier sec. « Mademoiselle, il est temps pour moi de prendre congé. Je venais juste vous prévenir que vous étiez débarrassé de moi pendant un week-end. Faites-en bon usage. Et restez en vie. » Caius n’aimait pas la façon dont Jamie regardait Dolores, comment il bouffait des yeux sa petite sœur au coeur bien plus pure que le sien. À la pensée de cette ordure, ses mains se contractèrent, formant des poings, les ongles s’arrachant la peau. Il fit une légère révérence avant de quitter la pièce sans un regard en arrière.

Il faisait bon de se retrouver dans les terres de la ferme. L’air lui paraissait plus pur alors que celui du joyau devait sûrement être payé pour contenir miles et une saveur qui lui donnaient mal à la tête. L’armure était enfournée négligemment dans son énorme sac aux couleurs vertes et bleues, un signe du marais qui ne le quittait presque jamais. C’est Constance, une jolie protectrice aux cheveux de feu qui l’attendait devant le point de repère. Par habitude, par nostalgie, il parcourut l’écorce de l’arbre de sa main, appréciant le contact du bois, dans lequel était taillé un A et un C entremêlés, contre sa paume. Constance ne posa pas de question, juste un baiser mouillé contre sa joue pâle. Il apprécia ce contact familier, prenant conscience de ne plus être un numéro, ici, mais bien un être humain.  La rose blanche était comme dans ses souvenirs : éclatante de beauté et pourtant d’une simplicité que l’on ne trouve pas dans le joyau. Elle respirait la vie par sa seule devanture loin d’être parfaite. Le toit semblait pencher légèrement, une des fenêtres semblait avoir été endommagé par l’entraînement de l’une des protectrices. Un sourire se dessina instantanément sur son visage à cette pensée. Combien de fois il avait dû esquiver des projectiles inattendus lorsque Lisbeth faisait de la magie avec ses mains. Il sentit son coeur se mettre à battre la chamade à l’idée de pouvoir poser les yeux sur elle. Enfin. Face à face. Après tout ce temps. Constance accéléra le mouvement quand elle aperçut sa sœur près de la clairière. « Tu connais le chemin. » avait-elle lancé par-dessus son épaule.
À présent sur le seuil de la rose blanche, il laissa sa main agripper le barreau de fer pour taper durement contre la porte qui semblait bien moins solide que celle de Dolores Rainfall. Il attendit quelques secondes dans le silence. Un silence peuplé et très différent de celui dans lequel pouvait régner le joyau. Celui-là n’était pas pesant. Il était réparateur. La porte s’ouvrit et il aperçut Susie qui l’encercla de ses bras pour une étreinte éphémère. Ça y est. Il retournait enfin dans sa famille, celle du coeur, qui s’était consolidée avec le temps. Ses yeux observèrent la petite cuisine qui ne semblait pas avoir changé depuis la dernière fois. Son regard balaya le salon, ses gros tapis de peau ornant le sol reconstitué de patchwork. Mais ses yeux ne virent plus rien lorsqu’ils ne posèrent sur elle. Elle avait les cheveux noués en une queue-de-cheval haute. Des mèches tombaient en cascade sur son regard et encadraient son visage. Ce dernier était pâle, bien plus que dans ses souvenirs. Il semblait avoir perdu sa teinte dorée pour une plus sombre, olivâtre. Ses pupilles océan le fixaient. Il lâcha Susie et amorça quelques pas dans la direction de celle qu’il avait toujours considérée comme la femme de sa vie. Instinctivement, son regard dévia vers ses mains frêles, essayant d’apercevoir la bague qui lui avait offert. Mais il n’y avait rien. Que du vide. Des doigts trop fins et longs à ses yeux. Il se mit alors à observer son corps plus en détail. Elle semblait avoir quelques ecchymoses qui disparaissaient à quelques endroits, sa taille était beaucoup plus fine -déjà qu’elle n’était pas bien en chair- et ses cheveux semblaient avoir perdu de leur éclat d’antan. Il attrapa sa main dans la sienne comme il avait pris l’habitude de le faire. Elle était froide. Mon amour, il avait envie de souffler entre ses lèvres. Mais elle n’était sans doute plus son amour, elle n’était sans doute plus qu’une coquille vide si compliquée à remplir. « Je suis tellement content de pouvoir enfin voir ton visage et toucher ta peau. » Son index se mit à caresser le dos de sa main. C'était tout ce qu'il parvenait à articuler.


❝ darkness is your candle...❞
From dust we are, so all the atoms that were them shall return… to the air and the wind and the trees and the earth and all the living things.
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sealed coral

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sealed coral
MessageSujet: Re: (caibeth) exocice the demons from your past.    Mer 13 Sep - 23:46

❝ I want to exorcise the demons from your past ❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.


Les paupières closes, les sens à l’affut, elle attend qu’il vienne la tirer de sa couchette pour jouer encore un peu avec elle.  Poupée désarticulée, les ecchymoses qui brillent plus que son regard, Lisbeth reste l’ombre tenue d’elle-même. Les fils s’éparpillent, la gamine s’agite pour échapper à une chimère qui n’est réel que dans ses souvenirs. S’agitant, les bras ballants, les jambes déliées, elle veut fuir avant qu’il l’attrape. Le grand méchant loup risque de dévorer ses entrailles si elle ne lui laisse pas son corps à disposition. Qui sait quelles illuminations il pourrait avoir ce jour-là ? Son esprit et sa peau forment deux parties très distinctes l’une de l’autre, en tout temps, pour survivre à ses assauts. C’est parfois interminable, si bien que sa voix se brise sous la terreur. Elle ne contrôle plus cet aspect de ses fonctions cognitives, de temps à autre, toutes ses habilités réapparaissent, cadeau fugace. Mais jamais ne restent, pénitence d’une vie candide. Quand tout autour d’elle est ténèbres, elle tente d’être lumière, brillant échec d’une gosse puérile, utopique. Deux bras l’encerclent, ses oreilles se ferment pour ne pas l’entendre susurrer son nom. La première syllabe, appuyée, traîne sur le sol comme sa carcasse dépourvue de rébellion après 4 mois de lutte insensée, Lis(ssss). Elle s’insinue dans ses veines, symphonie violente qui pulse au rythme des battements de sa pompe à sang atrophiée. La seconde, Beth, c’est rêche, ça reste, ça s’accroche aux meubles qui trainent, pour qu’elle se rattrape, qu’elle s’accroche à quelque chose de tangible, rester dans le réel pour ne pas être aspirée dans la folie. Elle voulait aussi s’appeler Cendre, pour illustrer ce qu’il avait fait d’elle : le rainfall avait consumé son être de la pire des manières.  

Quand elle daigne laisser ses pupilles toiser le monstre, elle se confronte à deux iris bienveillants, si loin du monde qu’elle avait pris pour domicile. Lisbeth s’ancre dans ces yeux émeraude qui la couvent du regard. Elle veut vomir, toute cette pitié, comme si on pouvait sonder ce qu’elle avait vécu. Elle repousse la protectrice dont le nom lui échappe, d’un violent coup de bras. Ces touchers intempestifs la mettaient hors d’elle-même, plus jamais, jamais, aucunes mains ne se poseront sur sa peau d’albâtre. Elle passe ses ongles le long de ses derniers bleus, rapproche ses genoux de sa poitrine émaciée, et s’imagine auprès de sa mère, bien qu’elle n’accepterait à peine qu’elle l’approche. L’ambivalence de ses pensées la détend doucement, les tissus de son corps s’allongent, pour laisser ses halètements disparaître. Elle était loin de lui. Elle était loin de lui. On l’abandonne, de l’espace, et ses pas se font lourds quand on pense qu’elle était fée, dans un ancien conte enchanté. L’eau ruisselle le long de ses coudes égratignés, c’est ce qu’elle préfère depuis qu’elle peut choisir où marcher. Elle ne se sent pas libre, toujours enchaînée par l’âme à celui qui a joué d’elle. Un tissu frôle ses épaules, elle sentirait presque ses os, son apparence lui importe peu, bien qu’elle soit consciente qu’elle n’avait plus rien de l’elfe des marais qui éclairait une pièce lors de son arrivée. Si bien que le temps passe, inlassablement, rien ne se produit, pas d’intérêt à cette vie. Elle en serait presque à regretter l’attente, douloureuse, de son détracteur. Au moins, elle était occupée.

Et il est là. Lisbeth se perd à observer sa carrure, la droiture de ses mouvements, le relâchement de ses épaules quand il voit son regard, deux topazes qui se confrontent. Mais elle baisse les yeux, parce qu’au final, tout ce qu’il est lu rappelle l’autre, l’autre qui l’a soumise. Ses cheveux blonds, son sourire, sa carrure. Au final, tout ce qui fait de lui un homme l’effraye. Est-ce que ça restera toujours comme ça ? L’avait-elle perdue à jamais suite aux frappes de jamie rainfall ? Elle ne s’attendait pas à ce sentiment en le voyant. Elle l’a attendu, dans sa cellule. Puis elle l’a haït, pour ne pas avoir détruit la royauté. Enfin, elle l’a abandonné, quand ses doigts graciles n’arrivaient plus à soutenir l’anneau qui les liaient une dernière fois. Un signe, s’est-elle dit, quand elle a vu le bijou tomber à ses pieds, sans chercher à le ramasser, dernier espoir d’un souvenir parti en fumée.

De toute sa hauteur, il la domine pour lui offrir une chaleur et un amour, toujours présent, mais inadéquat. Il rayonne tant que Lisbeth n’arrive pas à l’affronter. Il brise sa rétine, si bien qu’elle cherche à le distancer pour ne pas avoir à supporter sa culpabilité. « je suis tellement content de pouvoir enfin voir ton visage et toucher ta peau. » danger sans barrière, sa main effleure tendrement la sienne, vestige d’une intimité partagée, tester les limites du supportable sans savoir que plus rien ne l’est. Elle cache ses mains derrière son dos, semblant presqu’à nouveau attachée. C’est au-dessus de ses forces, elle ne peut pas supporter ces gestes qui pénètrent la moindre intimité. « non » c’est dur, c’est brute, pas de gants de velours le long de sa paume endolorie, la tendresse oubliée, au profit d’une terreur insoupçonnée pour les douceurs imprévus. Plus de spontanéité, plus de cœur, seul un grand vide entre leurs deux enveloppes qui se creusent encore entre leurs cœurs. Elle ne veut pas qu’il parte, parce qu’il rend plus réel sa liberté partielle, mais elle ne veut pas qu’il reste pour regarder ce demi-elle décharné qui n’a pas grand intérêt. Elle aimerait pleurer, mais elle n’a plus de perles salées à offrir, l’oasis s’est asséché à grands coups d’ecchymoses, laissant derrière lui une tempête de sentiments si dévastatrice qu’il n’y a aujourd’hui plus aucun rescapé.
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MessageSujet: Re: (caibeth) exocice the demons from your past.    Dim 1 Oct - 12:47

❝ I want to exorcise the demons from your past ❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.


elle tremblerait presque sous ses doigts. il peut apercevoir cette lueur dans son regard, si différente de celle qui avait l’habitude d’orner divinement ses pupilles. elle est plus pâle, presque fade, voire même éteinte. ce n’est plus la même femme qui se tient devant lui. elle n’a plus sa grâce d’antan, son visage souriant qui pouvait illuminer une journée en un éclair. elle n’a plus le dos droit, il est voûté, comme tirer par une force invisible en arrière. ses épaules sont sans cesse tournés vers le sol, comme si le poids de son propre corps était trop difficile à supporter. au fond, c’est sans doute la réalité. il le ressent aussi ce poids, mais il est bien différent. il compresse sa poitrine, fait manquer d’air dans ses poumons, bousille sa cage thoracique par ses respirations douloureuses. elle semble faiblir à chaque seconde qui passe, alors que leurs yeux se cherchent sans trouver l’être qui était choyé auparavant. ça fait mal, ça brûle la gorge, ça fait presque monter les larmes au bord des yeux. Lisbeth n’est plus là, il n’y a qu’un fantôme qui habite son corps et rend ses mouvements si lents qu’il a l’impression que tout tourne au ralenti. sa fiancée s’est envolée, comme leur histoire, elle est passée par la fenêtre et est allé rejoindre les cieux des souvenirs. des souvenirs par centaines, par milliers, gravés à jamais dans sa mémoire comme la clé sur son torse.

Ses mains restent douces, mais semblent aussi irréelles qu’inaccessibles. Elle fuit ses opales, elle fuit son contact. Ses mains se retirent trop rapidement des siennes alors qu’une seule caresse a pu être faite sur l’épiderme. Ce retrait lui procure un sentiment d’insatisfaction et de frustration qu’il n’a pas l’habitude de connaître. Comme si on touche quelque chose dont on a rêvé toute sa vie et qu’en réalité, ce n’est qu’un autre songe qui hante l’esprit. « Non. » ça a brisé l’air et sa voix n’a pas tremblé. Ça lui a brisé le coeur, aussi, et c’est lui qui a tremblé. Les bras sont retombés le long de son corps, comme membre d’un pantin désarticulé. Le sol est trop dur sous ses pieds, ses genoux sont trop faibles pour qu’il se tienne toujours aussi droit. Il se force à ne pas flancher. La pièce lui semble tout à coup étrangère, comme s’il n’avait pas passé des journées à errer entre ses murs qui débordaient de joie. Il n’y a plus de joie à présent, juste le silence pesant qui renforce encore plus le mal-être qu’il ressent. La pièce tourne tout autour de lui et il ne peut plus rester face à elle, face à ce visage qui l’emplit à chaque seconde de culpabilité. Il marche mais ses pieds sont si lourds qu’il a l’impression de peser une tonne. Il la contourne, s’approche de la petite fenêtre aux vitres salies. Le soleil vient lui piquer la rétine quelques instants. Dehors, tout est calme, il peut apercevoir cendre de l’autre côté de la rivière. C’est un endroit de paix, un endroit qu’il espère réparateur. Le seul endroit au monde où Lisbeth peut continuer à exister encore un peu. Où elle ne se sent plus oppressée. Du moins, il l’espère.

Il se tourne de nouveau vers elle reprend le contact furtif avec ses pupilles vides. Il a envie de parler mais aucun son ne sort de sa bouche, comme si ses cordes vocales étaient obstruées par la douleur. Il ne sait quoi dire, quoi faire. Il s’est imaginé des milliers de fois cette scène dans son esprit. Il s’est trop souvent imaginé la serrer dans ses bras et sentir l’odeur de ses cheveux la tête dans son cou. Il n’y a rien de tout ça, qu’un contact rompu, qu’une histoire brisée par un malade qu’il compte bien enterré six pieds sous terre. « Je suis désolé. » parvient-il à peine à articuler dans sa barbe. « Je te promets, Lis, je te promets que j’ai tout fait pour te retrouver. » Il a l’impression d’essayer de se justifier, mais il n’y a aucune justification à trouver à présent. « Mais je… je n’ai sans doute pas été à la hauteur. » Trop faible alors qu’on le pensait dur comme un roc. « J’ai échoué. » Un terrible échec qui laisse les cicatrices saigner.


❝ darkness is your candle...❞
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