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WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)

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MessageSujet: WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)   Mar 12 Sep - 1:44


When the sun shines, we'll shine together,
Told you I'd be here forever


La nuit sombre et douce, trônaient ainsi dans la cité. La belle nuit qu’observait avec attention la demoiselle avec un regard amusé, nuit qui allait assister encore à une de ses merveilleuses danses de rébellion et de sauvagerie. La nuit comme gardienne de ses secrets, observant ainsi la petite Dolly se mouvoir avec activité contre le rugueux sol. Le réveil sonnant, alerte d’un faux médicament, ainsi avait été le stratagème de la princesse pour prendre la fuite et s’éloigner des loups qui dormaient. Ses cheveux bouclés naturellement en batailles, ébouriffées par les draps soyeux qui siégeaient sur son lit, l’enfant s’empressa de repousser les couettes et de sauter pour entamer sa zizanie. Troquant la douce robe de fil blanc, laissant perler les moindres grains de sa peau, elle enfila ainsi le pantalon d’un palefrenier qu’elle avait dérobé et qui lui allait merveille, suivi d’une chemise masculine et bien trop grande et d’un veston masculin. Ainsi était la belle comédie ; de ses chaussettes blanches aux épingles pour retenir la folle chevelure. L’enfant devenait homme, en un moins rien de temps et prépara les cordes de linges pour échapper de nouveau à son fidèle destin. Un cierge posé sur balcon, elle fixa un instant l’heure du réveil. L’heure du crime sonna quand l’allumette s’embrasa et d’un rapide geste, l’enfant s’évada.

Il lui est aisé de scruter la nuit de ses iris bleutés pourtant aussi pâles que les étoiles. L’enfant sur son fidèle destrier, cache sous son chapeau la longue chevelure blonde. Et les astres défilent selon le trot du cheval, l’air divague, l’enfant tombe  d’amour pour ce paradis perdus à la douce senteur. Elle s’enivre du parfum des plantes ; différents arbres se mélangent et elle peut reconnaître la silhouette des pins dont l’odeur vient chatouiller ses narines. Elle s’extasie, lorsqu’elle tourne devant l’une des fontaines divines qui unie en un carrefour, les palais des 5 maisons fondatrices. Au loin, on ne peut voir que certains toits comme celui en pic de la maison de la rose ou encore celui des appartements de la maison de la lune. Elle s’empresse de scruter la lune pour reprendre au galop, le chemin inverse. Le temps défile rapidement, et au loin elle aperçoit le reflet de son ami pierrot qui surveille l’enfant sauvage comme un bon vieux camarade vous couvre d’une possible bêtise. Et au loin, elle l’aperçoit, cette fascinante bougie qui fond comme un sablier. L’enfant s’empresse de desseller son cheval blanc, sachant son temps compté. A la manière d’un animal furtif, elle passe entre les murs et se glissent avec aisance près du lac, où son balcon trône avec les beaux draps assemblés. Enfant à l’endurance plutôt agile, ses doigts s’enroulent sur les tissus tandis que ses pieds s’accrochent ; telle l’anguille qui s’enroule autour du trident, Dolores imite ainsi l’emblème familial pour remonter sur le balcon. Ses lèvres effleurent tout d’abord la bougie, d’un souffle court et rapide, avant de se reporter sur les draps qu’il lui faut habilement remonter. Elle ne peut voir la présence qui se cache derrière son dos, c’est pourtant le bruit d’un talon qu’elle entend dans son dos. Le souffle court, l’enfant jette les regards les plus vifs sur son environnement. A l’image de sa maison, la sagesse et la ruse sont de mises, c’est pourtant le chandelier qu’elle attrape en se retournant, le braquant d’un geste violent contre la personne qui s’est introduite dans sa chambre. La stupéfaction des deux regards, la peur dans les deux âmes. Braqués ainsi, dans des postures d’attaques, l’enfant ne peut s’empêcher de soupirer fortement, laissant son chapeau tomber sur le sol du balcon et les cheveux tomber dans une cascade sauvage. « Caïus ! Que faîtes-vous donc ici ? Vous disposez d’une nuit de sommeil, pas la peine de vous introduire dans ma chambre quand la nuit tombe ! » La surprise se mélange à la sensation de gêne qu’elle tente si bien de cachée que ça en devient sur-jouée ; il voit déjà sa peau blanche se rougir au niveau des pommettes et la moue de ses lèvres se former en un regard désapprobateur.  Son secret, son intimité, il a percé à jour le plan de la princesse le plus élaboré à ce jour et elle ne peut s’empêcher de lui en vouloir pour cela. Comme un étau qui se resserre, le cœur de la princesse ne fait qu’accroître dans un mouvement plus vif que ses gestes ; il est impossible de ne pas voir le bout de poitrine s’échapper de son haut tant son cœur martèle son corps. C’est un sentiment horrible qu’est la honte, et elle ne peut que le connaître. Mais c’est d’autant plus horrible de la ressentir devant l’homme le plus étrange de son univers. Et elle a la vile haine qui la chatouille en bas, dans le ventre, quand elle sait qu’elle peut dire adieu à ses balades, adieu à sa liberté. Adieu à ses souffles imbibés.



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MessageSujet: Re: WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)   Mer 13 Sep - 19:13

❝ when the sun shines we'll shine together ❞

Un instant suspendu dans le temps, entre la nuit et le jour, le crépuscule et l’Aurore. La nuit d’or, qui emporte les diamants du joyau dans leur brillance, qui retire l’élégance par son voile de pénombre. Qui cache ses faits et gestes, ses talonnements contre le mur de pierre, ses cheveux trop emmêlés et ses yeux fatigués par le poids qui s’écrase à chaque instant sur ses épaules. Le soupire de fatigue s’échappe d’entre ses lèvres dans un silence souverain. Seul le bruit de ses pas qui reprend brise ce mutisme réparateur. Ses doigts cherchent à l’intérieur de la bourse accrochée à son armure un trousseau de clés qui se cognent alors qu’il les manipule entre les mains. La clé de sa délivrance éphémère, qu’il tend vers la serrure d’or de ses appartements qu’il occupe depuis quelques mois déjà. Des talons résonnent dans le couloir, teintent à ses oreilles désagréablement. Il se redresse dans son armure de glace, opte pour un petit sourire sur les lèvres alors qu’il fait volte-face. Devant lui se tient une femme aux cheveux longs jusqu’aux reins, des yeux azur qu’il n’a que trop vus, une peau claire et un sourire singulier qui étire sa bouche bien rose. Des rides perlent au coin de ses lèvres et de ses yeux, mais elle reste d’une beauté remarquable, comme façonnée par les cieux. « Garde. » Il courbe son dos dans une révérence rapide. « Madame, que puis-je faire pour vous ? » Elle accroche ses mains l’une dans l’autre. « Allez voir ma fille, Dolores, dans ses appartements, et dites-lui qu’elle est attendu demain à la première heure auprès du carrosse qui l’amènera au sein de la maison de la rose. Raven Rosewood l’a convié à une réception, ce sera l’occasion pour nous d’en apprendre plus sur le bal masqué préparé par la maison de la flamme. » Essayant d’inscrire les informations dans son esprit, difficilement depuis que le prénom Dolores a fuité dans sa bouche, Caius hoche lentement la tête. « Ce sera transmis. Je m’y engage de ce pas. » Ses clés retombent dans un cliquetis au fond de la bourse. « Bien. Passez une bonne nuit. » Une nouvelle révérence, plus plongée cette fois-ci. « Merci, milady, faites de doux rêves. » Il retient un rire alors qu’elle disparaît au fond du couloir. Ils pensent toujours le contrôler, sans une demande, sans un remerciement. Des ordres lâchés dans le vent comme s’il n’était qu’un animal né pour être à leur service. En réalité, il est sûrement né pour les détruire. Ils ne le contrôlent pas, ils ne le contrôleront jamais. Ce n’est qu’un masque de lâche qu’il est obligé d’enfiler chaque jour et qui lui brûle la peau. Un soupire lui échappe de ses lèvres qui quittent ce sourire faux qu’il affiche toute la journée dans ce palais du malheur. Il regagne sa chambre une demi-seconde, juste le temps d’abandonner son armure de fer sur le sol et de respirer un peu l’air frais qui s’échappe de sa fenêtre aux volets ouverts. La nuit est belle, sombre, elle s’étale devant lui, infinie. Il distingue à peine la cime des arbres se démarquer de l’immensité du ciel. Il s’arrache à la contemplation des cieux pour quitter les appartements en silence. Il fait bien moins de bruit dans les couloirs, débarrassé de son armure qui lui compresse l’estomac. Lisbeth avait toujours refusé de le voir étreint par ce genre d’accoutrement. Elle disait que ça signifiait un genre d’esclavage. Elle n’avait pas tort.
Le chemin jusqu’aux appartements de Dolores, il le connaissait par coeur, avait appris à distinguer les nuances de tous les lampions qui étaient disposés ici et là sur le chemin. Au bout du chemin, il toqua doucement à sa porte, pour ne pas l’inquiéter, de prime abord. Il resta immobile contre le bois quelques instants, attendant une invitation ou juste l’entrebâillement d’une porte, laissant apparaître la moitié de son visage, comme elle le faisait souvent. Mais les minutes passèrent sans qu’aucune réaction ne soit amorcée de l’autre côté du mur. Il posa sa tête contre la porte, essayant de distinguer un quelconque mouvement, mais rien. Que le silence. Il toqua de nouveau. Rien. Alors, lentement, il laissa glisser la porte, tenant avec délicatesse la poignée dorée. Ce fut à lui de passer la tête à l’intérieur de la chambre. Son coeur battait trop fort en cet instant pour que ce soit rassurant. Parce que ce qu’il voyait à l’intérieur le cloua sur place. Il n’y avait rien. Aucune trace de sa petite protégée. Il ouvra instantanément la porte en grand avant de la refermer par précaution. « Mademoiselle ? » Le son de sa voix résonna contre les murs. Il s’avança un peu plus dans ce qu’il considérait comme son petit salon pour atteindre la chambre, elle aussi vide. Il y faisait froid, car la fenêtre était restée grande ouverte, laissant le vent s’engouffrer dans la pièce. Les draps de la Rainfall n’étaient pas sur son lit, il se prit tout à coup de panique. Il continua sa recherche, extirpant le pistolet de son uniforme. Le pointant en avant, il alluma la lumière de la salle de bain. Là encore, aucune trace de la blonde. Il regagna le salon pour atteindre le balcon où il pouvait voir une bougie brûler lentement. Les draps de Dolores étaient là. Leur couleur pâle brillait à la lueur de la bougie. Il soupira, attrapant le bout de tête d’oreiller nouée avec ce qu’il prit pour sa parure de draps. Il soupira bruyamment. « Elle est complètement folle ! » murmura-t-il dans sa barbe. Il quitta le balcon, passant de nouveau devant la chambre et ses yeux se posèrent, sans directement le vouloir, sur un cadre qui trônait près de sa tête de lit. Curieux, il s’y avança et observa la petite fille à l’intérieur. La photo devait avoir une dizaine d’années déjà. La petite souriait de toutes ses dents, ou presque. Ses yeux bleus océan étaient déjà hypnotisants et il se surprit à prendre le cadre entre ses mains. Elle respirait le bonheur mais il put distinguer cette étrange lueur dans son regard. Comme s’il lui manquait quelque chose, comme si elle n’était pas complète. Il haussa les sourcils. Comme si une gamine née avec une cuillère en or dans la bouche pouvait manquer de quelque chose. Au fond, il savait que c’était terriblement vrai. Car Dolores n’avait pas connu la beauté de l’amour, qu’il soit mental ou physique. Dolores n’avait pas reçu l’affection qu’elle méritait. Dolores était pourtant belle, forte, et tellement différentes des autres vermines qu’il avait pu rencontrer ici. Elle était dure à suivre, c’était une tête brûlée, totalement incontrôlable et agaçante, parfois. Mais elle était touchante. Trop. Et il savait qu’elle avait touché son coeur alors qu’il l’avait gardé plus fermé que jamais. Dolores était son petit rayon de soleil perçant à travers les gros nuages du joyau. Un petit peu d’air frai dans cette chaleur étouffante. Il reposa précipitamment le cadre lorsqu’il entendit du bruit au loin. Il comprit de suite qu’il venait de dehors. Il s’approcha du balcon, resta adossé contre la porte, les mains dans les poches, le regard sombre. Elle semblait heureuse, complète, euphorique comme il ne l’avait jamais vu. Il se força à ne pas sourire à son tour. Cependant, il ne put retenir un rictus en voyant la frayeur dans son regard lorsqu’elle se tourna vers lui. « Caius ! Que faîtes-vous donc ici ? Vous disposez d’une nuit de sommeil, pas la peine de vous introduire dans ma chambre quand la nuit tombe ! » Ses joues se rougissent instantanément et il observe son visage s’embellir d’autant plus. Il détourne le regard un instant. « Mademoiselle, êtes-vous complètement inconsciente ? Que faisiez-vous à cette heure de la soirée à vous promener dans la pénombre ? Et sans garde en plus ! Avez-vous conscience que les Wildfire veulent votre mort ? Que la plupart des autres familles fondatrices rêveraient de vous voir démunie pour se sentir puissantes ? » Il attrapa inconsciemment sa main dans la sienne pour l’amener dans la chambre, hors de cette fraîcheur qui devait faire courir des frissons sur son corps. Il n’avait pas réfléchi, il avait agi par instinct, prenant sa main dans la sienne comme il l’avait si souvent fait avec celle de Lisbeth. Une gêne put se lire sur son visage lorsqu’il se rendit compte de son geste et il lâcha instantanément la paume de Dolores. « Qu’est-ce que j’aurai dit à votre famille ? Que vous vous êtes faite tuer par l'inconscience d'une balade nocturne ? » Il essayait de contenir sa voix qui se faisait de plus en plus puissant. « Ne faites plus jamais cela sans me prévenir auparavant, que je puisse rester aux alentours si jamais il devait arriver quelque chose. »


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MessageSujet: Re: WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)   Ven 15 Sep - 18:49

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La peur d’un acte, l’incompréhension, les gestes inexpliqués. Tout est beau pour décrire la symphonie des cœurs, l’enchaînement d’un regard à un autre. Elle ne comprend pas l’enfant ; elle avait bien réglé, tout réglé. Du plus vulgaire drap à la chevelure cachée. Mais prise aux pièges par le cristal de ses opalescences, voici que la cendrillon rentre au palais, chaussure à son pied. Le regard délicat et les yeux en éclats ; il est facile de discerner la peur dans ses actes. La mise en garde, poings serrés et prêts à frapper de ce chandelier comme énième arme du crime. Le portrait de l’enfant machiavélique qui s’est envolé pour laisser place à celui de la fugitive. « Mademoiselle, êtes-vous complètement inconsciente ? Que faisiez-vous à cette heure de la soirée à vous promener dans la pénombre ? Et sans garde en plus ! Avez-vous conscience que les Wildfire veulent votre mort ? Que la plupart des autres familles fondatrices rêveraient de vous voir démunie pour se sentir puissantes ? » Les doux mots de la stupeur, les doux mots qui se répètent en son âme. Le regard apeuré mais fuyant. Elle ne se rend pas même compte de son accoutrement, de sa tenue masculine révélant ses jambes séparées devant un homme. Elle ne se rend pas compte de ses cheveux détachés et emmêlés dans une cascade sauvage. Elle ne comprend pas la rougeur des joues et la peau claire et naturelle de son corps. Non elle comprend encore à peine les battements qui crépitent en son âme à lui en donner la nausée. Et sa main, sa belle main, tendre et forte à la fois, attrapant son poignet glacé pour la faire entrer le plus rapidement dans le palais. Geste tactile, enfant insupportable qui ne supporte aucune disgrâce, l’intimité de sa peau toute renversée. Geste reconnu par l’enfant qui fixa d’abord cette paume dans les mains avant de regarder les yeux doux de l’homme. C’est à cet instant que la magie du toucher se brise, la main relâchant rapidement la sienne. D’une nature brusque, il semble lui-même surpris de son acte. Le dégoût de sa personne ? Un possible souvenir ? Elle semblait comprendre qui lui aussi n’appréciait guère la personne qu’elle était. Vexée et à la fois rassurée, la fureur marquait ses mouvements rapides. Comme si la pensée qu’elle puisse le réfuter pouvait la blesser… Un jeu taquin que son subconscient s’amusait à lui susurrer à l’oreille. « Qu’est-ce que j’aurai dit à votre famille ? Que vous vous êtes fait tuer par l'inconscience d'une balade nocturne ? » Elle n’osait répondre, la voix était forte mais pas assez que celle de père. Et dans la plus grande des insolences, elle ne pouvait s’empêcher de le fixer droit dans les yeux, de cet air revanchard. Continue, petit Caïus, continue … « Ne faites plus jamais cela sans me prévenir auparavant, que je puisse rester aux alentours si jamais il devait arriver quelque chose. » Cette fois, la voix est autoritaire. Pas un ordre, mais une obligation. Un devoir de dame, qu’ils diraient… La nature spontanée rattrape alors l’enfant qui, d’un air féroce s’efforça de le regarder dans les yeux. « Pardon ? Vous pénétrez dans mes appartements la nuit et je ne devrais rien vous dire et vous laisser … me parler comme on parle à un enfant de dix ans ?! » Les sourcils froncés, elle ne put s’empêcher de fermer la fenêtre derrière elle, tournant le dos à l’homme. « Je dois donc me laisser faire, bien monsieur Andreï, criez sur la pauvre idiote que je suis, continuez ainsi… Quel garde splendide vous êtes pour ainsi bafouer une demoiselle qui ne faisait que … se balader à cheval ? » L’ironie dans sa voix, la colère dans ses poings serrés quand elle se tourne vers son interlocuteur. « Je le faisais bien avant vous et il ne m’est jamais rien arrivé. Je sais quand même assurer ma propre protection ! » Son regard se pose sur ses propres vêtements masculins, comme pour indiquer l’accoutrement qui recouvre sa peau. « N’ai-je pas le droit d’être libre, même la nuit ? À cette heure-ci, tout le monde est occupé dans sa couche ! » L’indignation, la colère, la fatigue des jugements, toutes ses émotions qu’elle est interdite de partager le jour alors que la nuit, tout se révèle dans ses yeux azurs. Son air maussade reprend mine quand elle se retourne complètement pour l’observer, lui, le garde de la princesse Rainfall ; lui le pauvre mécréant au boulot des plus difficiles. « Pourquoi moi ? Pourquoi avez-vous choisi de veiller sur une stupide jeune fille plutôt que de vous occuper d’une autre jeune fille beaucoup plus docile ? » Du suicide, c’est ce qu’elle pense. Mais elle ne peut s’empêcher de croiser ses bras d’un air noir ; les questions s’enchaînent dans sa tête alors que ses yeux le déshabillent du regard. Elle n’oserait donner la signification de ce regard, ça serait contre principe, contre les pensées de la grande Dolores Rainfall qui se veut à jamais offerte à la vie. Et pourtant, elle ne peut s’empêcher de l’observer, comme si les moindres détails la captivaient, comme si tout était à connaître et à découvrir. Il y a l’interdiction, la négation, le refus de ses moments et pourtant en elle bouillonne un ouragan qui gronde, qui tonne. Une tempête des sentiments qu’elle-même ne peut contrôler.



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MessageSujet: Re: WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)   Sam 16 Sep - 11:47

❝ when the sun shines we'll shine together ❞

Il y a  toujours cet air froid qui traverse les fentes ouvertes de la fenêtre pour venir s’engouffrer dans la pièce, faisant voler les cheveux de la belle les rendant ainsi encore plus indisciplinés. Ça lui donne un certain charme, elle n’est plus l’enfant parfaitement apprêtée qu’il aperçoit à chaque déjeuner pour la première fois. Une nouvelle robe sur sa peau, des cheveux coiffés qui ne laissent jamais place à une quelconque rébellion. Il la préfère ainsi, les vêtements d’un homme retroussés sur ses jambes, trop grands pour elle. Elle parait ainsi plus forte, prête à conquérir les montagnes, mais également d’une faiblesse touchante, les bras ballants dans son accoutrement trop grand. Il l’observe, les émotions traversant sa rétine, pantois. Il est rare de pouvoir apercevoir un membre de la maison du lac ainsi atteint par des émotions. On dit qu’ils sont, dans leurs sentiments, insubmersibles. Qu’ils n’ont qu’un visage à offrir au monde. Mais tout cela est un ramassis de sottises, une façade, un mur pour se protéger. « Pardon ? Vous pénétrez dans mes appartements la nuit et je ne devrais rien vous dire et vous laisser … me parler comme on parle à un enfant de dix ans ?! » Elle est rage qui perce son calme que l’on dit à toute épreuve. Ses opales bleutées essaient de contrôler les siens qui sont pourtant si indomptables. Mais il n’est rien, qu’un pauvre garde dans cette partie du joyau, un régimentaire à qui on a offert « l’occasion de sa vie » comme si s’occuper d’une gamine rebelle était la chance d’une vie. C’était plutôt un énorme boulet qu’il traîne à son pied. Il soupire face à elle, lui envoie l’air de son haleine en plein dans son visage. « Je dois donc me laisser faire, bien monsieur Andreï, criez sur la pauvre idiote que je suis, continuez ainsi… Quel garde splendide vous êtes pour ainsi bafouer une demoiselle qui ne faisait que … se balader à cheval ? » Il a envie de rire de la naïveté de Dolores, de ce sentiment de persécution qu’elle ressent. Au fond, il ressent aussi de la gêne, et un peu de pitié. Dolores ne sait rien de ce qu’il se passe dehors, elle ne se rend pas compte que des gens crèvent tous les jours presque sous sa fenêtre, elle ne se rend pas compte de tous les dangers qui courent derrière elle, jusqu’au jour où ils arriveront à la rattraper pour l’encercler de tout leur poids. « Attendez… C’est vous qui agissez comme une enfant, et c’est moi qui ai le droit à des remontrances ? C’est votre mère qui m’a donné l’ordre de vous rejoindre, elle avait une information importante à vous transmettre avant l’aube. Je ne me serais jamais permis d’entrer si j'avais perçu une quelconque réponse de votre part. » Au diable les bienséances que l’on lui a apprises maintes et maintes fois. Au diable les courbettes alors qu’il a la rage au bord des dents. Petit régimentaire de pacotille qui s’agenouille tous les jours devant ceux qui se croient plus légitimes que lui. « N’ai-je pas le droit d’être libre, même la nuit ? À cette heure-ci, tout le monde est occupé dans sa couche ! » Cette fois-ci, c’est un petit rire qui s’exprime, éclatant légèrement dans la pièce. Il a envie de la serrer fort, Dolores, enfant endoctrinée de la société, à qui l’on chuchote à son oreille « ne t’inquiète pas, ça va aller. » Non, c’est faux, Dolores, ça ne va pas aller. Tout va en s’empirant, d’ailleurs. Les gens s’insurgent, prennent le pouvoir contre cette élite qui se pense intouchable. Les gens opprimés ont décidé de se battre pour leur liberté. « Dans quel monde utopiste vivez-vous ? » Il garde ce sourire éclatant sur les lèvres, comme si l’on venait de lui raconter la chose la plus amusante du siècle. « Vous pensez que les membres de la clé noire sont tranquillement dans leurs couches ? Ouvrez les yeux enfin, le monde s’insurge, milady ! Les habitants prennent les armes et les dirigent sur vous. Vos murs ne sont pas infranchissables, et ils ne vous protégeront pas toujours. J’aimerais juste que vous ne soyez pas dehors quand le joyau tombera entre leurs mains. » Au fond, il comprend la réaction de la belle. D’un côté, elle aussi se retrouve enchaînée à ce palais, enchaînée à son statut de princesse de porcelaine pour le reste de sa vie. Il ne saurait pas dire s’il ne préférerait pas être à sa propre place qu’un seul des membres de cette famille. L’enfermement les infecte de l’intérieur. « Pourquoi moi ? Pourquoi avez-vous choisi de veiller sur une stupide jeune fille plutôt que de vous occuper d’une autre jeune fille beaucoup plus docile ? » Il lève les yeux au ciel de cette ignorance. « Ah parce que vous pensez que j’ai choisi ? Vous pensez que ça m’amuse de vous courir après tous les jours comme un chien derrière sa maîtresse ? Vous ne pensez pas que c’est rabaissant, d’être ainsi traité ? Vous pensez que vous êtes la seule à trouver cette situation désagréable ? Permettez-moi de vous informer que vous n’êtes pas seule. » Ses mots sont tranchants, ils doivent sûrement la blesser. Il ressent cette pointe de remords le percer en tout point. Pourtant, quand ses yeux sont plongés dans les siens, il n’y a plus de ça, comme si la rage pouvait s’envoler en un claquement de doigts. Elle est belle, d’une beauté froide qui réchauffe pourtant son coeur qu’il imaginait transi de sentiments. Elle est forte, les mots dansent sur sa langue, plus destructeur les uns que les autres. Elle n’est pas Lisbeth, non, elle se démarque tant d’elle. Elle n’adoucit pas son coeur, elle le rend encore plus torride. C’est un sentiment jusqu’alors inconnu, qui est à la fois cruel et euphorique. Lisbeth était le calme plat alors que Dolores est le feu ardent, et il se demande d’ailleurs pourquoi est-elle associée à l’eau, sûrement pour les ouragans. « Je ne veux pas me battre avec vous, ça serait une situation désagréable pour vous comme pour moi. J’aimerais simplement que vous communiquiez un peu plus avec moi. Je me fiche de vos balades nocturnes, je me fiche de ce que vous faites quand je ne suis plus là. Je voudrais seulement être informé, ne pas être pris en surprise comme ce soir. Il n’y a que votre protection qui compte pour moi. » Ce sont des mots qu’il se persuade de faux mais qui sont terriblement vrais. « Je ne veux pas vous enfermer dans cette prison de glace, je veux simplement assurer votre sécurité du mieux que je peux. » Impulsif et réfléchi, le jeune garde est redescendu de sa colère imprévue. Sa paume vient de nouveau s’emparer de celle de Dolores, et il y dépose un baiser, les yeux gardés dans les siens. Ce n’est plus un baiser de courtoisie comme il l’a précédemment fait. Il y a quelque chose dans ce regard, un sentiment qui brûle d’être partagé.


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MessageSujet: Re: WHEN THE SUN SHINES WE'LL SHINE TOGETHER (CAIES)   Jeu 21 Sep - 17:37

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Les yeux aux magnifiques pouvoirs ; comme repère de l’âme et transparent d’animosité. Ainsi se confondent les deux âmes dans cette étreinte verbale ; l’enfant éclate sa rage sous la voix masculine qui se veut calme et tendre, face à l’intrépide sauvage. Elle ne peut s’empêcher de le fixer dans les yeux, de le regarder comme on regarde le plus stupide des êtres. C’est pourtant son propre reflet qu’elle voit en lui ; la fougue partagée de cette jeunesse qui les sépare. C’est un adulte, un garde, un homme à la grande responsabilité. C’est une enfant, une des princesses les plus précieuses. Ce sont ses regards là, les vitreux, les insoumis, les transparents et transcendants, ce sont ses regards qu’elle a toujours espéré pouvoir recevoir et qu’elle fuit aujourd’hui. « Attendez… C’est vous qui agissez comme une enfant, et c’est moi qui ai le droit à des remontrances ? C’est votre mère qui m’a donné l’ordre de vous rejoindre, elle avait une information importante à vous transmettre avant l’aube. Je ne me serais jamais permis d’entrer si j'avais perçu une quelconque réponse de votre part. » Une enfant, c’est la vérité. Une enfant au cœur révoltée, aux idéaux assommés, une enfant complètement déchirée. Elle est à son paroxysme, un parfait oxymore humain. Les grandes failles et la noblesse et le regard ambition. Elle se perd dans l’être et le paraître, dans la volonté de devenir et de ce qu’elle est. C’est ainsi que la petite Dolly devient grande Dolores, le regard lancé et le menton haut alors que devant sa poitrine, on peut voir les rapides battements qui la font vibrer. Calme et tempête, l’œil du cyclone est des plus fougasses et étranges à observer, et pourtant, c’est un délice particulier qui donne à cet échange, un air de lyrique. Et il sourit, dans la réplique féroce de l’enfant sauvage ; il sourit quand l’air pointu de son nez se fronce, quand les sourcils se plissent, quand les mots sont acerbes. Il sourit comme on sourit à un bambin quand celui-ci demande si les fées existent. « Dans quel monde utopiste vivez-vous ? » Il sourit tandis que les sourcils de l’enfant se braquent, se relèvent dans une sensation étonnante ; le visage est teinté de sa vitre où toute l’âme est visible, le masque des émotions dissimulés s’en est allé. « Vous pensez que les membres de la clé noire sont tranquillement dans leurs couches ? Ouvrez les yeux enfin, le monde s’insurge, milady ! Les habitants prennent les armes et les dirigent sur vous. Vos murs ne sont pas infranchissables, et ils ne vous protégeront pas toujours. J’aimerais juste que vous ne soyez pas dehors quand le joyau tombera entre leurs mains. » Le souffle court, la main qui vient se braquer sur ses lèvres alors que l’enfant détourne le regard pour scruter les ombres de la nuit au travers de sa fenêtre. Soucieuse, insoumise, elle ne peut s’empêcher de penser qu’il a pittoresquement raison. A son plus grand malheur, l’homme remet ses questions à leur place et prouve dans la plus grande des logiques que ses actions sont fougueuses et indisciplinées, choses qu’elle a du mal à accepter. Elle ne dit pourtant rien, préfère éviter ou oublier plus favorablement cette possible idée de défaite, de chaos total. Elle croit en elle et en ses aïeules, elles osent espérer que la folie les repoussera et qu’ils seront assez forts. Alors elle souffle, de ses doux yeux, de ses lèvres charnues, elle souffle la question comme une douce prière, comme un remède que l’on cherche à atteindre, les yeux plus froids, plus tristes ; l’air morose qui l’habitue qui se dessine une nouvelle fois sur ses yeux. « Ah parce que vous pensez que j’ai choisi ? Vous pensez que ça m’amuse de vous courir après tous les jours comme un chien derrière sa maîtresse ? Vous ne pensez pas que c’est rabaissant, d’être ainsi traité ? Vous pensez que vous êtes la seule à trouver cette situation désagréable ? Permettez-moi de vous informer que vous n’êtes pas seule. » Les mots giflent, fouettent, balayent sur ses joues rosées un second air frappant. Et le geste rapide de sa tête qui se relève pour scruter avec vivacité le regard de l’homme. Elle ne sait plus quoi ressentir, elle ne sait plus quoi penser. Et c’est pourtant dans ce regard furieux qu’ils se retrouvent ainsi ; les poings serrés, les têtes penchées, les yeux dans les yeux, ils dansent ensemble la valse des mots et le tango des sentiments. Tout peut les emporter dans cette vague géante d’émotion alors qu’ils se dévisagent.  « Je ne veux pas me battre avec vous, ça serait une situation désagréable pour vous comme pour moi. J’aimerais simplement que vous communiquiez un peu plus avec moi. Je me fiche de vos balades nocturnes, je me fiche de ce que vous faites quand je ne suis plus là. Je voudrais seulement être informé, ne pas être pris en surprise comme ce soir. Il n’y a que votre protection qui compte pour moi. » Se battre, un soupçon de malice orne ses lèvres alors que les deux souffles redescendent doucement, comme si l’énorme torrent était passé pour laisser une mer calme, quelque peu agité par le brin de malice qui lui vient en tête. Elle n’entend presque pas la fin de ses paroles, étant bercés sur le flot de ses premiers mots.  « Je ne veux pas vous enfermer dans cette prison de glace, je veux simplement assurer votre sécurité du mieux que je peux. » Sécurité qu’elle met constamment en danger, sécurité qu’elle s’éprend à repousser, jouant avec les flammes du danger comme un enfant sauvage. La main de nouveau attrapée, l’enfant s’éprend de sortir de ses pensées pour le regarder agir. La peau douce et pourtant ciselée de certaines cicatrices, caressant ses doigts fins ; main qui se relève pour embrasser la paume de la princesse. Les iris qui se croisent, plongent dans le regard de l’autre alors que les deux âmes se lient une nouvelle fois de la façon la plus pudique et pourtant émouvante. Et pour la première fois de sa vie, la grande Dolores Mérédith Rainfall se retrouve déstabilisé par le regard du beau blond. L’enfant se laisse aller aux lèvres sur sa peau, aux quelques poils de sa barbe qui viennent chatouiller sa blancheur, et dans un regard de douceur, elle ne peut s’empêcher de le regarder dans toute sa splendeur. Le preux chevalier et la princesse, dans ce moment d’harmonie infinie. Elle en aurait la tête qui tourne, mais cette idée lui donne soudainement le vertige, et une fois les lèvres partis, l’enfant retrouve sa main libre. Répugnée à l’idée de devenir à son tour ce stéréotype même des princesses du joyau – apprécierait-il de voir la belle Dolores devenir aussi stupide que les autres ? – l’enfant ne peut s’empêcher de retourner à son regard légèrement froid, et pourtant, c’est la malice qui sillonne ses lippes. « En effet, vous avez raison. La bataille entre nous serait futile, et une perte de temps pour l’un comme pour l’autre. Comme vous le dites, le danger est partout, et le danger n’a pas de sommeil. » Si l’enfant ne bougeait pas vraiment, ce sont des pas de loups qui bordent désormais ses déplacements. Son corps vogue près de la cheminée où un miroir de cristal orne la chambre, jusqu’à l’extrémité où elle peut observer le tisonnier, puis la pelle et le soufflet. Son regard se porte enfin sur le sol pour se déplacer doucement près du soldat, tournant autour de lui sans sembler prêter importance à sa personne. « Mais après tout, peut-être que je devrais arrêter mes enfantillages et peut-être m’adapter dans le monde dans lequel je vis, votre vie serait peut-être beaucoup plus facile. » Ses pas s’arrêtent dans le dos de l’homme et son souffle frais vient caresser la nuque de l’homme alors qu’une main glisse sur l’armure – l’enfant en perd la peur du toucher tant l’aventure est belle – et d’un geste rapide, elle tire l’épée de sa ceinture en reculant. Si celle-ci est lourde au premier abord, l’adrénaline dans son cœur la remplie d’une humeur d’autant plus joueuse, quand ses pas courent attraper le tisonnier. « Ou bien je peux continuer et devenir moi-même le danger. » Un énorme sourire éclaire ses lippes ; celui de l’intrépide jeune femme qui lance à son garde sa propre arme, alors que ses mains tiennent le tisonnier, beaucoup plus léger et pourtant, grande arme possible de défense. « Attrapez donc votre arme soldat et venez-vous battre ! » La posture de l’enfant se change et celle-ci prend la forme d’un danseur à la rapière longue. Alors que le petit pic vient fouetter furtivement l’armure du garde, elle s’empresse de courir dans sa chambre, montant sur son énorme lit pour adopter une posture défensive. Vile enfant, chétive gamine, elle est à son image, aussi venimeuse qu’un serpent et sauvage que la mer. Et c’est un ouragan d’émotion qui se déchaîne en elle, tant la joie est présente tout comme l’attraction qui guide ses pas. Et au fond d’elle, elle brûle de lui montrer de quoi elle est capable, et que de toutes les femmes qu’il a pu rencontrer, elle en est l’unique à détenir une pareille splendeur.



I see your red door, I want it painted black, no colors any more, I want them to turn black. I see the girls walk by dressed in their summer clothes, I have to turn my head until my darkness goes. w/ rolling stone
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