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it has something to do with the past ∞ (camille)

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the black key

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the black key
MessageSujet: it has something to do with the past ∞ (camille)   Mar 12 Sep - 9:01

something to do with the past
we are problems that want to be solved. we are children that need to be loved. we were willin', we came when you called. but man, you fooled us, enough is enough.  ft. CAMILLE GRAYMARK


Il n’y a pas de place pour la lune ce soir en ces jours qui s’assombrissent d’ores et déjà plus tôt. Pourtant, la chaleur demeure, presque intenable malgré l’heure avancée de la nuit. Tu as fini par tomber littéralement de sommeil, sans même avoir pris la peine de terminer ton dîner, toi qui est pourtant devenu récemment du genre à trouver maigre consolation dans la nourriture. Le peu que vous en avez. Tu voudrais faire maintes et maintes choses pour aider. Pour l’aider, mais le fait est que tu n’es plus en mesure de pouvoir travailler. Ils le sauraient tout de suite, malgré les cicatrices de tes poignets. Ancien compagnon impeccable dorénavant abîmé. Bon à jeter, excepté que tu as migré bien avant d’en arriver au stade de la pendaison, au sein même du cercle haut qu’ils appellent tous joyau. De fines perles de sueur coulent lentement le long de tes tempes tandis que ton corps n’est déjà plus sous les couvertures, ne l’a peut-être même jamais été au final. Tu ne saurais le dire, car ton esprit vogue dans des souvenirs que tu ne souhaites pas revivre. Alors tu t’agites et doucement tu paniques. Le sommeil pourtant si nécessaire s’effrite entre tes doigts sans que tu ne puisses rien y faire. Et ça te fatigue. Oui, ça te fatigue. « Non pas encore… » que tu lâches dans un souffle, paupières closes pour chaque membres qui luttent. Les doigts serrent le fin matelas de fortune quand la respiration s’affole. Quand diable arriveras-tu à n’être qu’uniquement l’esprit frivole ? Ce grand enfant baignant dans l’insouciance pour oublier un monde qui t’a fait grandir bien trop tôt. Quand ?

Tu retournes encore et encore dans ce lit subitement bien trop chaud et intenable. Tu n’as dormi que quatre heures, tout au plus, ayant sombré bien trop tôt. Ton corps et ton esprit s’acharnent à te réveiller, toi la pile électrique insomniaque. Ne voir qu’une seule dorure te ferait vomir d’horreur, tu ne le supportes plus. Ce n’est qu’à l’instant où les images se font bien trop dérangeantes que tu te réveilles d’un bon, tirant sur ton T-shirt qui est bel et bien là. Il n’a pas disparu, lui et le reste. Secoué par une crise incontrôlable, c’est le souffle court que tu t’échappes des draps dans le noir, cherchant à te rendre tu ne sais trop où dans la maison. Le bois craque sous tes pas hâtifs mais tu n’y prêtes pas attention plus que cela, car l’angoisse te terrasse et s’extirpe du plus profond de tes entrailles. C’est à peine si tu reconnais vraiment où tu es. Tu perds le nord dans la crise de panique, boule de nerfs qui ne parvient pas à se calmer quand il n’y a personne autour pour te faire le moindre mal. Homme que l’on est venu dépouiller de toute personnalité et de toute vie. Le fait est qu’aujourd’hui tu ne sais plus trop qui tu es, ou ce que tu devrais être. Encore façonné par les nécessités de s’écraser en Société, de se faire à la fois petit et repérable, irrémédiablement désirable. Bon sang ce que tu leur crèverais bien les yeux. Tu te retrouves alors proscrit pendant un temps entre deux meubles de la cuisine. Tu ne sais pas comment tu es arrivé là mais les jambes repliées contre toi, tu parais déjà reprendre ton souffle et aller mieux. Ton front vient reposer contre l’une des surface de bois dans un bruit sourd et relativement discret, prunelles grandes ouvertes sur l’obscurité la plus totale. Il fait trop chaud, bien trop chaud. Tu as le sentiment d’étouffer. Mais avec la nuit ressortent les démons.

Ni de une, ni de deux, tu te redresses à nouveau sur tes jambes et erres un peu partout dans les pièces jusqu’à arriver à sa porte. Tu hésites un long moment, souffle moins saccadé mais toujours bien trop rapide. Tu ne vois pas le bout du tunnel, tu as besoin de te focaliser sur quelque chose. Tout et n’importe quoi. Tout et son contraire, même un truc chiant à souhait, pourvu que tu occupes ton esprit et ce corps qui refuse de s’endormir, comme craignant de ne plus jamais se réveiller. Sûrement. La porte demeure close, et ça t’ennuie de le déranger. Ça te contrarie, mais l’angoisse est tellement violente que tu ne te rends pas vraiment compte que tu t’es d’ores et déjà rapproché et que tu as tourné la poignet. Sans plus de cérémonie, tu pousses la fameuse porte dans un claquement plus sec que tu l’aurais voulu, te prends les pieds dans tu ne sais trop quoi et termines ton avancée par terre dans un bruit sourd. Pour l’entrée discrète, on repassera… Pourtant, il ne semble pas s’être réveillé malgré ton raffut et tu te mets sur les genoux, t’avances jusqu’aux abords du lit de fortune. « Cam… » que tu tentes à voix relativement haute. « Ca a recommencé. » que tu lâches en te mordant férocement la lèvre, jusqu’au sang, observant de gauche à droite un environnement plongé totalement dans le noir. « J’ai beau essayé, je n’y arrive pas et ça me rend dingue. Ça me rend… Dingue. ». Les derniers mots sont prononcés entre tes dents serrés, on dirait presque un fou à lier avec tes mèches sombres qui ne ressemblent plus à rien. « Il était encore là. » que tu souffles avec une voix comme tout droit sortie d’outre-tombe face à la réalité de ta vie. Sur le moment, tu te sens bien égoïste vis-à-vis de lui. Lui qui n’a connu que le dur labeur, et toi qui… Malgré tout ce que tu peux dire, a malgré tout baigné dans le luxe pendant près de dix années sans forcément pouvoir y toucher. Même sans y toucher. Tu y étais. Tu y étais. Mais lui ?




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How long will I fly out until I listen ☽ We are problems that want to be solved. We are children that need to be loved. We were willin', we came when you called. But man, you fooled us, enough is enough. (c) Astra
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