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(rakan) is our secret safe tonight ?

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administratice

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administratice
MessageSujet: (rakan) is our secret safe tonight ?   Mar 12 Sep - 22:37

❝ Keep us a promise they won t stop breaking us down  ❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.


La nuit est noire, sombre. Elle avance lentement dans la pénombre. Elle peut distinguer son chemin aux simples reflets de la lune qui, pleine, lui offre une luminosité discrète dans laquelle elle se fond. Ses cheveux sont noués en une grande natte qui tombe dans son dos. Ses mèches rebelles s’y échappent mais elles sont cachées par la cape ténèbres qu’elle a posée sur ses épaules. Elle prend soin d’éviter les trous, respire à peine sous son loup orné d’onyx. Son identité masquée, la peur au ventre, les doigts tremblants. Mais il y a beaucoup plus que ça derrière les larmes qui bordent ses yeux. Il y a cette haine qui la consume à chaque instant qui passe, cette douleur trop profonde qui dure depuis longtemps. Il y a Cécile, ses doux mots qui ne quittent jamais son oreille alors que son absence s’inscrit un peu plus dans son horizon à chaque instant qui passe. Raven, elle a toujours détesté la solitude, elle a toujours repoussé ce genre de sentiment en serrant sa main dans la sienne. Une amie, une confidente, un fossé entre deux gamines qui ont appris à grandir ensemble mais pas de la même façon. Elle a toujours cru aux âmes sœurs, elle a toujours cru à la compatibilité des personnes, à l'emboîtement parfait de deux corps devant les astres. Cécile était sans doute la sienne, personne n’a jamais plus réussi à faire apparaître ce sourire étiré qu’elle réussissait à former instantanément sur ses lippes. Depuis, il n’y a plus que des mensonges qui sont devenus son quotidien.
Raven a peur, elle a peur de se mêler aux rebelles, elle a peur de devenir lâche et de laisser sa famille la détester dans le silence. Parce qu’elle les aime, chacun à leur manière. Ils ne sont pas aussi sombres que les bruits qui courent. Ils ne sont pas aussi froids que la glace. Ils se protègent. Ils sont inaccessibles, parce que leurs coeurs sont trop fragiles pour être menés en bateau par les manigances du joyau. Plus que la haine, la maison de la rose ont réussi à créer de la crainte. C’est un sentiment beaucoup plus puissant à ses yeux. Ils sont la chair de sa chair, le sang qui coule dans ses veines. Tous. Sauf une. Son visage apparaît instantanément dans ses pensées et elle ravale un grognement mal venue. Alies, c’est son poison qui la tue à petit feu un peu plus chaque jour. C’est une vipère qui mort et repend son venin, c’est une araignée qui tise sa toile, avalant ses proies sans jamais être rassasiée. Alies, c’est le démon personnifié, Satan dans un seul corps, Lucifer qui rit à travers ses dents trop bien alignées. Et elle est arrivée à bout. À bout de ses faux-semblants, de ses regards à son propre reflet dans le miroir, de ses congratulations à elle-même, encore et encore. De ses actes de barbarie. Parce qu’elle est folle. Folle de la douleur, dingue du sang, accroc à la souffrance. Parce qu’elle aime savoir qu’elle prend le dessus, qu’elle est plus forte, plus puissante. Qu’elle a les cartes en main. Mais Raven ne se laisse pas faire et ne lutte pas dans la même bataille que sa sœur. Fini les coups bas, les insultes prononcées dans le noir, les mettre en avant comme pas permis. Raven ne joue plus de ce jeu-là. Raven joue dans la cour des grands à présent.
C’est Alies qui a accéléré sa décision. C’est Alies et ses mains posés contre le cou d’Ignacio. C’est Alies et les suçons dans son cou bronzé.  C’est Alies qui arrive si facilement à la pousser hors d’elle. Souvent, Cécile s’agite à travers son sommeil. Ses mots, écrits sur le dernier papier, la dernière trace de son amie, restent profondément encrés dans son esprit. « méfiez-vous de votre sœur, je vous en prie. elle est plus piquante que la vipère et elle m’a conduite à faire ce que j’ai fait. » Des poings se crispent alors que la forêt se dessine sous ses yeux. Il n’y a personne. L’air frai lui fouette le visage alors qu’elle sèche les larmes qui ont coulé tout seul de ses yeux. Repenser à Cécile est une épreuve de tous les jours, comme essayer de l’oublier. En vain. Cécile est profondément marquée dans son esprit, dans son coeur, dans son âme. Cécile a pris un bout de Raven dans son chemin vers la mort et depuis, la gamine essaie tant bien que mal de garder la tête haute et d’honorer sa mémoire. Rejoindre la clé noire doit sans doute la rendre fière. Rejoindre la clé noire, ça lui montre qu’elle a mûri, qu’elle n’est plus la petite gamine admiratrice de sa sœur aux yeux si hypnotisants et aux lèvres si pulpeuses. Rejoindre la clé noire, c’est s’affirmer comme personne et non comme enfant. C’est trouver sa propre opinion, se libérer de l’endoctrinement dont elle a toujours fait preuve. C’est ouvrir les yeux sur le monde, sur son monde sectionné en plusieurs cercles. Ouvrir les yeux sur ce qui se passe derrière les murs, ne plus penser qu’à sa petite personne. Oui, c’est sans doute la bonne solution pour elle, c’est sans doute le point d’échappatoire qu’elle a tant rêvée. Malgré ses frères. Malgré sa mère. Malgré Ignacio. C’est une émancipation méritée. Non, elle n’arrive pas à regretter son choix d’être ici.
Des bruits de pas se rapprochent, elle sent l’émeraude s’agiter sur son cou, réchauffer le creux de ce dernier douloureusement. Ses mains se tiennent prêtes, postées devant elle, comme pour attaquer. Raven n’a plus de quartier, elle refuse d’être découverte. Mais ses mains lui tombent le long des jambes quand elle aperçoit Markan. Elle se souvenait de ses courbettes, des baisés sur les lettres de sa sœur, de son dégoût qu’elle a pu apercevoir alors qu’il savait que c’était elle qui avait tué Cécile. Elle avait apprécié cette réaction. C’était à ce moment qu’elle s’est rendu compte que toutes ces personnes n’étaient que des êtres humains. Caius, le garde de la maison du lac, l’avait informé de la venue d’un compagnon au point de rendez-vous. Raven ne se serait jamais attendu à ça et pourtant, l’évidence était telle. Elle balbutia. « C’est... C’est vous qui venez pour ma protection? » C’était ce que le garde lui avait conseillé de dire. Une sorte de nom de code, pour ne pas être démasqué au cas où ce n’était pas la bonne personne qui se présentait à elle. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine. « Avancez dans la lumière, s’il vous plaît, vous me faites peur ainsi dans la pénombre. » Ce n’était pas du style de Raven d’avoir peur de quelqu’un, mais la situation n’allait pas en sa faveur.



☆☆☆ i never knew there were so many different ways to say goodbye.
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the black key

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the black key
MessageSujet: Re: (rakan) is our secret safe tonight ?   Mer 13 Sep - 12:27




To live is the rarest thing in the world.
Most people exist, that is all.


Peut-être était-ce une erreur. C’était ce que songeait Markan alors que, gagné par la nervosité, il tâchait de retrouver son chemin dans le dédale silencieux du palais au sein duquel il était enfermé depuis des semaines. Il était tard, trop tard. Markan avait de prime abord prévu de s’échapper plus tôt, mais Clancy en avait décidé autrement. Comme tous les soirs depuis un certain laps de temps déjà, il avait entendu quelques instants après que Markan ait faussé compagnie à Elara pour se présenter à sa porte. C’était une situation profondément dangereuse. Markan se reconnaissait à peine. Il avait toujours été d’une nature particulièrement posée et raisonnable. De toutes ses fréquentations, il avait toujours été (et de loin), le plus sensé. Markan Merandus n’était pas homme à se lancer à corps perdu dans l’inconnu. Il était plus futé que cela. Il ne faisait rien sans l’avoir au préalable minutieusement préparé. Son besoin de contrôle avait toujours été là, parfaitement apaisant dans un monde qui persistait à le tourmenter. Ce monde, Clancy l’avait mis sans dessus et dessous. Le terrible, l’exécrable Clancy. De prime abord, ils n’avaient strictement rien en commun à tous les deux. Ils n’auraient pas pu provenir de mondes plus différents et ne reconnaissaient pas une seule valeur commune. Clancy Blackstorm était un monstre, de ceux que Markan fuyait comme la peste. Il en avait connu bon nombre de par son statut de compagnon et s’était plus ou moins habitué à leurs fréquentations, mais jusqu’alors, il s’était toujours refusé de s’impliquer sentimentalement. Cela ne pouvait que causer sa perte. Il n’avait jamais témoigné quoi que ce soit d’autre qu’une courtoisie froide, une compagnie charmante quoiqu’un brin absente. Et il était doué pour cela. Doué pour se taire, doué pour tout refouler. C’était là toute sa vie. Et puis Clancy avait fait son entrée. A la seconde où Mark avait croisé son regard bleuté, il avait sut que ce type ne pouvait décemment rien lui apporter de bon. Il le pensait toujours. En fait, il le pensait plus que jamais, mais il avait l’impression d’avoir franchi un point de non-retour. A la seconde où les lèvres de Clancy avait effleuré sa peau, il s’était accaparé une partie de son âme, âme qu’il avait jusque-là réussi à conserver. La vie lui avait tout pris, jusqu’à la moindre once de liberté, mais jusqu’ici, il avait toujours réussi à garder la tête froide. Et Clancy lui avait pris ça.

Il était resté plus longtemps ce soir et naturellement, Markan n’avait pas pu le mettre dehors. C’était là toute la perversité de cette relation : Clancy avait toutes les cartes entre ses mains, contrairement à Markan qui était pieds et poings liés. D’un seul mouvement, sa vie pouvait être brisée, déchirée entre les mains du fils Blackstorm. Clance avait le pouvoir et il le savait. Markan était sans défense, acculé dans un coin par un prédateur qu’il n’avait pas la moindre envie de repousser. Il fallait vraiment qu’il soit stupide. Plusieurs heures s’étaient écoulées avant que Clancy ne lui fausse enfin compagnie et Mark avait attendu que le bruit de ses pas dans le couloir s’évanouisse avant de s’y glisser à son tour, vêtu intégralement de noir, une capuche foncée dissimulant sa chevelure soyeuse. Ce soir-là, il avait un plan, un plan dont il savait qu’il pouvait s’écrouler d’un instant à l’autre. Le corps tendu, il évoluait dans les couloirs déserts et éprouva un soulagement infinie lorsqu’il parvint à quitter le palais sans encombre. Il avait eut de la chance. Il ne lui restait désormais qu’à regagner le point de rendez vous. Empli de nervosité, Markan progressait en se terrant dans les ombres, le regard luisant. Il s’apprêtait à faire son premier pas concret à l’encontre de la clé noire, une organisation dont il savait qu’elle pouvait être sa planche de salut. Sa voie de sortie hors du joyau. Quitter enfin ce lieu devenu sa prison. Rien que d’y penser, Markan se sentait revigorer par un fol espoir, émotion dont il n’était pas sans percevoir le danger. S’il plaçait tous ses espoirs dans la clé noire et que les choses capotaient d’une façon ou d’une autre, sa chute n’en serait que plus vertigineuse et douloureuse. Alors peut-être qu’il devrait rester à sa place. Une place définitivement peu flatteuse et qui menaçait de le tuer à petit feu, mais qui lui assurait malgré tout une maigre sécurité. Les contours de sa silhouette disparaissant dans la nuit noire, Mark secoua doucement la tête, comme pour repousser l’idée en question. Il était allé trop loin ce soir. Trop loin pour reculer. Maintenant qu’il était là, il avait bien l’intention d’aller jusqu’au bout. Il avait pris trop de risques déjà, il ne pouvait pas rentrer sans en obtenir quoi que ce soit. Le trajet jusqu’à la forêt eut des airs d’éternité et quand enfin elle se déploya autour de lui, Mark pu respirer un peu mieux. Les arbres dont les branches s’entremêlaient au dessus de sa tête le rassuraient. Il se sentait comme protégé par la couverture naturelle ainsi formée. Dressant l’oreille, tous les sens en éveil, il progressa tranquillement, ses pas étouffés par le tapis de feuille sous ses pieds. Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’une silhouette ne se dessine dans l’obscurité ambiante. Il plissa les yeux, son cœur battant nettement plus vite dans sa poitrine. « C’est… C’est vous qui venez pour ma protection ? » Markan s’immobilisa. Il la connaissait. Il la resitua immédiatement, quand bien même quelques années s’étaient écoulées depuis son séjour en terres Rosewood. De loin sa pire expérience et cela signifiait beaucoup. Il se sentit empli d’une colère et d’une rancune qu’il croyait évanouie alors que le souvenir du visage d’Alies, vision particulièrement précise en dépit du temps passé, lui revenait en pleine figure. « Avancez dans la lumière, s’il vous plaît, vous me faites ainsi peur dans la pénombre. » Dans d’autres circonstances, il aurait pu en rire. Il l’effrayait, lui. Elle avait le monde à ses pieds de par sa haute naissance et pourtant, l’espace d’un instant, voilà qu’elle le craignait. Quelques secondes s’écoulèrent avant que Markan ne s’exécute. Doucement, il avança, son joli visage fermé, à des kilomètres de l’expression gentiment cordiale qu’il arborait tous les jours depuis dix ans. « C’est bien moi, vous n'avez rien à craindre. » Souffla-t-il d’une voix ferme. Il n’emploierait pas le ton doucereux auquel il se pliait à longueur de temps. Ainsi perdue hors de son palais, Raven ne l’intimidait pas. « Je suis surpris de vous trouver ici. » C’était même là un sacré euphémisme. Cette fille avait tout. Que pouvait-elle bien vouloir à la clé noire ? A moins qu’il ne s’agisse là d’un piège ? Une espionne, peut-être ? Si elle partageait ne serait-ce qu’un semblant de la personnalité de sa sœur aînée, alors elle en était certainement capable.




I thought I could get rid of these feelings
if only I washed my skin properly
and scrubbed hard enough
but sometimes it feels
as if you actually got under my skin
to crawl through my veins
and spread with my blood
and no shower on earth
could help me with this.
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administratice

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MessageSujet: Re: (rakan) is our secret safe tonight ?   Dim 24 Sep - 17:04

❝ Keep us a promise they won t stop breaking us down  ❞ you were not born of stardust, darling, stardust was born from you, it’s why the stars feel your sorrow and aching heart, they are the fragments of your lost soul, scattered across an endless galaxy, but don’t be afraid, darling, maybe life has broken you, but it can never destroy you.


Elle gardait les yeux fixés sur son visage qui apparaissait lentement dans la lumière lunaire. Il était beau, comme il l’avait toujours été, bien que sa beauté ne lui ai jamais frappé la rétine. Elle avait toujours détesté les courbettes, les sourires qui sonnaient faux au coin des lippes. Elle n’était pas comme ça, elle était si différente. Elle s’en damnerait à chaque fois qu’elle pensait qu’Alies était un exemple. Non, sa sœur n’était pas un exemple, elle était loin de l’être, ou plutôt l’exemple à ne pas suivre. Alies était le parfait produit de la royauté, hautaine et méprisante, le genre de femme qui respire l’avarice et qui ne sort que des paroles amères. Une marionnette façonnée par l’argent et les pierres précieuses qui ont toujours orné son corps. Le venin d’Alies se rependait trop facilement, et elle arrivait à brûler des corps en un clignement de cils. Elle avait toujours apprécié être entourée de domestiques, les traités comme bon lui semble au gré de ses humeurs, comme de futiles marionnettes qui tanguent à chaque mouvement de poignets. Alies tirait les ficelles et se félicitait de la détresse qu’elle pouvait souvent lire dans leurs regards craintifs. Markan n’était pas en reste, c’était un compagnon qui devait toujours être à l’écoute, hocher la tête sans une quelconque résistance, poser ses lèvres sur les pulpeuses quand sa maîtresse le désirait. Raven n’avait jamais été de ce genre de pratique, elle préférait la solitude à l’hypocrisie, et refusait qu’un quelconque compagnon se tienne à son bras. Elle se fichait que quiconque puisse désirer la prendre pour épouse, elle se fichait de connaître les relations charnelles, elle se fichait des baisés qui ne voulaient rien dire. Elle était amoureuse de la simple idée d’aimer, passionnée par les cheveux foncés et le regard noir de l’homme qui attisait la flamme dans son coeur. Et il savait y faire avec les flammes, Ignacio, il était un expert. Et mis à part sa présence, il n’y avait aucune place pour une autre personne dans son coeur. Ainsi, valait mieux ne pas avoir de compagnon plutôt que de détester sa présence. Et Raven avait trop mal, avait trop eu mal, avait toujours le coeur en miettes après la mort de Cécile, la seule dame de compagnie, amie, qu’elle avait acceptée dans sa vie.

Elle n’était pas maître pour se livrer, elle n’était pas experte pour gérer ses sentiments. Elle était même médiocre dans ce domaine, et un peu trop émotive. La simple idée d’avoir de nouveau quelqu’un à ses côtés lui donnait mal à la tête. D’ailleurs, revoir Markan lui procurait un sentiment désagréable et faisait ressurgir des souvenirs qu’elle aurait préféré oublier. « C’est bien moi, vous n’avez rien à craindre. » Elle sentait ses membres de détendre petit à petit, même si elle restait méfiante, comme elle l’était constamment, d’ailleurs. Une méfiance de tous les instants depuis qu’elle avait décidé de vivre cette vie cachée et bien trop compliquée. Elle abaissa sa tête en un signe de reconnaissance, et laissa son loup glisser haut dessus de ses cheveux emmêlés. « Bien, ravi de vous voir ici, l’horizon est si froid lorsqu’on est seul. » Et si inquiétant. C’était foncer dans le vide, sauter sans élastique, s’écraser sans doute sur le sol à l’arrivée mais se sentir fier d’avoir sauté. « Et effrayant, il faut l’avouer. Le garde vous a-t-il donner une heure précise ? » La tension qui perçait à travers sa voix. Le froid glacial et d’habitude si impénétrable de la famille de la rose semblait choir à ses pieds, écroulé comme un gâteau de sable, tombé en poussière comme des cartes empilées les unes sur les autres. « Je suis surpris de vous trouver ici. » Elle retient un rire entre ses lèvres. Il est rare d’apercevoir un membre d’une des familles fondatrices vagabonder hors de ses appartements, et bien plus lorsqu’il se trouvait seul en pleine nuit. Raven trouvait la situation particulièrement ironique. Elle haussa soudainement les épaules. « Il faut croire que cette cité renferme bien des surprises. » Des bien trop d’horreurs, aussi. « Je vous avoue me surprendre également, mais j’ai quelque part une certaine fierté à me trouver ici. Je ne désire plus fermer les yeux sur ce que je voie sans regarder. » Elle s’approche de lui lentement. « Et vous, vous avez été assez courageux pour vous retirer de la famille qui vous emploi. Je trouve ça très honorable. Ça me prouve que le monde peut bouger si on le désire. » Elle avance sa main vers la sienne. « Me permettez-vous de m’accrocher à votre bras ? »  



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