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WRITE SINS, NO TRAGEDIES. (dolorene)

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royalty bitch

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royalty bitch
MessageSujet: WRITE SINS, NO TRAGEDIES. (dolorene)   Jeu 14 Sep - 0:49


☆☆☆ women in our position must take the best of the circumstances.
>>

Marlene caresse l'anneau couronnant son doigt. Le second. Bijou argenté, bijou qui brille, qui la fait briller. Cadeau d'un homme qui - comme beaucoup d'autres avant lui - s'est épris de l'aînée de la maison Du Lac. Certaines verraient une corde autour de leur misérable cou, le symbole de la prison qui leur est imposée, et dont elles ne peuvent se libérer; prisonnières d'un époux qui peut user d'elles comme il le souhaiterait, qui peut les gifler, les humilier, les baiser quand elle ne le veulent pas. Elles existent les femmes qui ne se sentent pas prêtes à devenir une épouse, qui ne connaissent que la peur d'être écrasée par celui qu'elles appelleront leur affreux mari. Marlene, ça l'amuse. Prisonnière de personne, personne ne la contrôlant, et encore moins un vulgaire anneau au bout du doigt. La faiblesse des femmes ne la concernent pas. Son homme ne la contrôle pas, elle contrôle son homme; libre, n'hésitant pas à vendre son vagin libertin pour les rêves d'ambitions qui dominent sa vie. Elle n'a pas le coeur léger par l'amour, elle n'a pas le coeur lourd par les remords; elle a l'âme satisfaite en pensant à l'avenir. Il l'aime. Il n'aime pas son âme pourrie par les ambitions vicieuses. Il aime ses cheveux d'or, ses yeux saphirs, la sensation de ses doigts contre sa peau. Et surtout, il aime la baiser. Beaucoup. Bientôt sa mère sentira un sale coup de vieux monter en devenant grand-mère. Elle n'en doute pas une seule seconde. A ce rythme, ce n'est qu'une question de quelques semaines avant qu'elle ne tombe enceinte. Pendant que Jamie massacrera encore des innocents en quête de reconnaissance que jamais il ne méritera, sa fille épousera le royal marmot.

Elle observe la silhouette de Dolores. Elle n'est qu'une enfant. Pauvre enfant dont l'âme pleure à la simple idée qu'un horrible mariage non-désiré puisser faire interruption dans sa vie. Qu'elle ne se fasse pas d'illusions, elle finira par ouvrir ses cuisses. Vaut mieux le décider par soit-même, de savoir pourquoi on laisse un homme pénétrer notre intimité (c'est le cas de le dire) que de sentir son honneur, sa fierté et son corps violés. Elle regarde le lac avec cette air triste de gamine qui veut s'évader, qui rêve de plus, et surtout de s'échapper de l'emprise des hommes qui l'étouffent; elle ne voit pas tout ce qu'elle pourrait tirer d'eux. « J'ose espérer que tu ne penses pas à sauter. » Ca doit bien exister; des femmes qui mettent fin à leur jour après avoir senti le corps d'un homme imposé par leur père au-dessus du leur. Des esprits aussi faibles et victimisés (surtout terriblement pathétiques), ça doit forcément exister. Les suicides sociales existent, les femmes s'effacent sous l'ombre de leur aimé car il sera toujours plus fort, sage; et elles seront toujours plus petites, faibles, ridicules. Elle attrape le poignet de sa soeur pour tourner son visage pâle d'innocence vers le sien. Ah, la beauté des filles Rainfall n'est décidément pas qu'un mythe. Elle caresse la joue de l'enfant. « Il serait dommage de perdre un si beau visage. (Elle rabaisse le regard sur la poitrine de Dolores. Les hommes se contentent rarement de dents blanches et droites.) Et pas que le visage. » Le dégoût, si ce n'est l'humiliation. Marlene rêvait d'une Dolores à son image, d'une femme forte dont les hommes peuvent craindre la beauté, d'une oeure valant mieux qu'une pauvre fragile subissant les désirs des hommes. Elle finira en larmes, elle finira par hurler sur son père en recevant de plein fouet une nouvelle gifle, elle suppliera à son époux de laisser son corps en paix quand il la frappera encore plus fort que son père. Oh non, Marlene ne veut pas voir ça. Marlene rêve de quelque chose de grand pour sa soeur. Peu importe, si quelque chose de grand implique de laisser sa porte ouverte à un inconnu à laquelle elle souhaiterait rester fermée. Elles apprennent toutes à simuler l'extase époustouflante du plaisir. « Qu'attends-tu pour t'en servir? Tu attends que l'on fasse de toi une marchandise? Crois-tu que je suis la marchandise de mon époux? (elle éclate de rire; la situation pourrait sembler presque malsaine) Oh non, il a les genoux pliés, il me donnera la fille que je veux, il exaucera le moindre de mes désirs et ambitions, il m'appartient de l'aimer ou de le briser, sérieusement je crois qu'il trancherait des têtes si je le voulais. » En l'espace d'un trop grand sourire, elle pense à la tête de Jamie. Ce connard démoniaque finira par la perdre s'il ne devient pas sage. Seul homme qui lui résiste, incapable de ployer le genoux; un abruti sans égal incapable de réaliser qu'une femme puisse le détruire. Elle attrape les mains de sa soeur, dans un docile sourire, aimant, confident. « Tu as le pouvoir entre tes mains, et tes cuisses. Tu ne l'auras pas éternellement. » Elle lui sourit à sa douce. Dolores rêve d'un monde parfait où les hommes n'en voudraient pas à sa liberté. Mais sa liberté n'existe pas, ce n'est qu'une jolie histoire qu'elle s'est inventée pour croire qu'on ne la contrôlait pas. Mais on la contrôle, on la contrôle depuis qu'elle a vu le jour. Marlene a su prendre son indépendance il y a longtemps, contrairement à sa soeur. Cette dernière le supporte de moins en moins, elle voudrait hurler, se battre, hurler contre ceux qui veulent agripper son corps comme s'il était le leur. Elle est un requin qui pourrait dévorer ceux dérangeant son appétit. Et Marlene est bien prête à l'aider à se dévoiler, à sortir de sa foutue cage dorée, ou à l'enfermer dans une autre.



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administratice

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administratice
MessageSujet: Re: WRITE SINS, NO TRAGEDIES. (dolorene)   Sam 16 Sep - 2:18


Nothing ever lasts forever
Everybody wants to rule the world


La cour du royaume était un endroit de tout repos pour une âme esseulée aux pensées viles. Le recoin des vipères ; le nid même. Elle s’amusait – quand l’ennui lui était trop pesant – à observer les profondeurs du lac qui menaient au palais, décortiquant chaque recoin. De ses yeux azurs, elle peignait mer et océan pour que son cœur, une fois endormie, puisse s’adonner à ses souvenirs paisibles. Ainsi, l’enfant songeait à sauter, pour nager dans l’eau, la mort possible. On lui répétait souvent que la vie était précieuse, intense, parfaite ; ici c’était la mort. Et la vie, elle, se trouvait dans les petites vagues qui parcouraient son épiderme de douce pensée. « J'ose espérer que tu ne penses pas à sauter. » Les cheveux en cascades blonds se retournent instantanément sur la présence qui vient la changer de ses songes. Elle est belle, toujours aussi parfaitement belle. Des cheveux à peines bouclés et parfaitement coiffés, les longs pans d’une robe d’été laissant apparaître les beaux grains de sa peau. Elle, elle est plus recouverte ; son air pâle semble accentuer la possible fragilité visuelle, il en est rien de ce qu’il peut se cacher sous ce masque froid et hivernal. « Je ne pense pas être assez stupide pour me suicider devant tout le monde et dans le lac de la cour … ça serait ridicule de la part d’une Rainfall. » Un sourire ironique teinte ses lèvres claires alors que la silhouette de sa sœur se rapproche de la sienne d’un des plus élégants. Une main douce sur sa joue, l’enfant observe la silhouette de la future héritière se placer en face d’elle, observant doucement son visage fin. « Il serait dommage de perdre un si beau visage. Et pas que le visage. » Iris qu’elle irrigue vers le fruit du démon, poitrine masquée par les accoutrements, chairs qu’elle dissimule comme un merveilleux joyeux qu’on ne peut toucher.  « Qu'attends-tu pour t'en servir? Tu attends que l'on fasse de toi une marchandise? Crois-tu que je suis la marchandise de mon époux? Oh non, il a les genoux pliés, il me donnera la fille que je veux, il exaucera le moindre de mes désirs et ambitions, il m'appartient de l'aimer ou de le briser, sérieusement je crois qu'il trancherait des têtes si je le voulais. » La discussion surprenante alors que le rire cristallin de sa sœur résonne parmi les rivages. Comme un regard de reproche – ou alors de tristesse, difficile de saisir avec le visage fermé de l’enfant – elle ne peut s’empêcher de l’observer. Elle ne peut s’empêcher de décrypter comme un chercheur fouillerait la moindre syllabe ; les mots font partis des plus grandes armes de la princesse Rainfall, si on ajoute à cela la beauté et la grâce que la nature lui a doté. Le regard qui se détourne vers le lac, alors que les paroles de sa sœur résonnent près de son oreille.  « Tu as le pouvoir entre tes mains, et tes cuisses. Tu ne l'auras pas éternellement. » Un long soupir. Le pouvoir comme maître mot des cérémonies, le pouvoir de la femme comme joyau du monde. « Finalement, nous allons nous balader, je n’ai pas envie de rester en place. » Comme jeter dans les brumes du lac, la princesse ne peut s’empêcher de jeter un regard au garde qui l’accompagne. Caïus n’est pas présent, pas aujourd’hui. On lui a dit que des jours lui avaient été accordés et, de cet air déçu, l’enfant observe Marlene. Elle se tient ainsi droite, le regard docile et pourtant, c’est le vice qu’elle peut voir dans les yeux de celle-ci. Le vice de père, le vice de mère ; le vice de cette famille exterminée par la fatigue des complots et qui pourtant, tel une hydre, se réincarne toujours quand une tête vient se couper. Empoignant son bras, elle ne peut s’empêcher d’avancer quelques pas dans un grand silence aux côtés de sa sœur, avant de s’esclaffer de rire. Le silence qui vient se briser par un fou rire hystérique. « Pardonne-moi Marlene, mais, vraiment, tu crois que je suis ce genre d’arme. » Un sourire presque hautain vient caresser ses lippes alors que les pans des deux robes glissent contre le béton. Nobles et bourgeois, artisans et gardes ; tous courbent le genou devant les deux enfants à la peau pâle et à la robe d’argent. « Je ne suis pas un objet de troc et je ne le serais jamais. Si père t’envoie me réciter de merveilleuses tirades sur les joies du mariage, tu peux lui dire cordialement d’avaler un bon verre de vin et d’aller voir je ne sais quelle putain. Mais, ô grand bien jamais, je ne le laisserai encore me pourrir la vie. » Une affection du paternel qui lui est cher ; les gifles qui ne s’oublient pas et le respect qui se taillade, voilà que le glaçon se transforme en iceberg. « Ton pouvoir à toi est derrière ton tissu Marlene, et j’en suis ravis pour toi. Mais je ne suis pas faîtes pour ça. Mon arme est ma pierre, et même s’il est dur de me croire, un jour je deviendrais une légende, et tu sais comment ? Parce qu’on parlera de moi pour avoir combattu l’impérialisme des hommes et pour avoir restauré le statut d’une femme. » Les paroles étaient belles, comme une fable de la fontaine que l’on récite avec envergure et persuasion. Pas pour l’interlocutrice, mais bien pour elle, la petite princesse chétive aux multiples histoires. « Regarde-les se pavaner devant les hommes ; des dindes devant des coqs. Mais nous ne sommes pas des dindes ma sœur, non. Nous sommes des sirènes, et notre plat favori reste les dindes et les coqs. Combat ce que tu veux ma sœur, mais laisse-moi la chance de te prouver que les femmes peuvent être plus puissantes que les hommes. » Une conviction qui pourrait peut-être la mener à sa perte, mais une conviction auquel l’enfant croit dur comme fer.



I see your red door, I want it painted black, no colors any more, I want them to turn black. I see the girls walk by dressed in their summer clothes, I have to turn my head until my darkness goes. w/ rolling stone
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royalty bitch

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royalty bitch
MessageSujet: Re: WRITE SINS, NO TRAGEDIES. (dolorene)   Sam 23 Sep - 16:25


Deux jolies blondes aux rêves qui s'opposent, qui ne peuvent s'accorder, ni se comprendre. Marlene se rêve reine parmi les insectes. Dolores se rêve - disons, libre? dans un mode utopique, peut-être? Elle n'a que cette fragilité nostalgique dans le regard, mal à l'aise avec le corps qu'elle veut garder sien, méprisant un monde qui lui arrachera tous ses rêves; un monde qui est le sien malgré sa repoussance, un monde auquel elle n'échappera pas. Un monde qui est le palais dorée de Marlen autant que la prison étouffante de Dolores. « Je ne pense pas être assez stupide pour me suicider devant tout le monde et dans le lac de la cour … ça serait ridicule de la part d’une Rainfall. » Elle lui rend un sourire, par politesse, par évidence, pas par complicité. Depuis longtemps elle ne comprend plus sa soeur, depuis longtemps elle a abandonné d'essayer. Dolores a un rôle à jouer dans ce drôle de monde; si elle ne le joue pas d'elle-même, on l'y forcera. « Finalement, nous allons nous balader, je n’ai pas envie de rester en place. » Elle reste docile la reine face à la princesse bombe à retardement. A chaque seconde, elle risque d'exploser. Elle risque d'atteindre leur famille. Les liens unissant leur fratrie ont toujours été fragiles, de plus en plus fragiles. Pourtant, dans les conflits et les maintenances, les Dulac ne se noient pas encore. Ils nagent dans des eaux où mieux que personne ils survivent, mieux que personne il mordent. Ils ne pleurent pas, ils ne perdent pas leurs belles nageoires, ils continuent de parader et d'être rois et reines de leurs océans. Dolores ne se sent pas reine. Ca ne dépend que d'elle, d'après sa soeur. Elle se sent prisonnière d'un bocal, elle se cogne contre les parois, elle est à la recherche d'une liberté qu'elle n'est pas près de trouver. Marlene n'a jamais été ainsi, aussi fébrile face au monde dans lequel elle sont nes. Le silence serait presque étouffant, semble encore plus dérangeant quand il se termine par le rire de l'enfant. « Pardonne-moi Marlene, mais, vraiment, tu crois que je suis ce genre d’arme. » La différence entre les deux soeurs toujours plus marquante. Elle ne fronce pas les sourcils, elle n'est pas en colère. Dans le meilleur des cas, elle s'inquiète. Elle n'a que ce regard faussement amical, ces sourires qui dissimulent les plus dangereux des poisons. Elle ignore quelle est la réponse magique que sa jeune soeur désire, mais il est évident qu'elle ne l'aura pas. « Tu l'es, tu veux l'ignorer mais tu es exactement ce genre d'arme. » Ce sont ses mots. Les mots qui l'ont forgée. Armes qui deviennent victimes, ou armes qui restent bourreaux; ce n'est pas compliqué. Evidemment, dans l'esprit de la gamine, tout est compliqué, le monde lui en veut, ne la laisse pas tranquille. Oh, pauvre oisillon qui se noie parmi les requins, et se laisse dévorer. « Je ne suis pas un objet de troc et je ne le serais jamais. Si père t’envoie me réciter de merveilleuses tirades sur les joies du mariage, tu peux lui dire cordialement d’avaler un bon verre de vin et d’aller voir je ne sais quelle putain. Mais, ô grand bien jamais, je ne le laisserai encore me pourrir la vie. » Encore. Ô encore, car elle a bien souffert. Trois claques dans la figure et elle se perçoit déjà esclave des hommes, pauvre idiote insouciante. « Ton pouvoir à toi est derrière ton tissu Marlene, et j’en suis ravis pour toi. Mais je ne suis pas faîtes pour ça. Mon arme est ma pierre, et même s’il est dur de me croire, un jour je deviendrais une légende, et tu sais comment ? Parce qu’on parlera de moi pour avoir combattu l’impérialisme des hommes et pour avoir restauré le statut d’une femme. » Un léger sourire, pas aussi léger que ce qu'elle l'imagine apparaît au-dessus les lèvres de Marlene. Elle se mord la lèvre inférieure, évitant l'hystérie d'un éclat de rire. Parfois elle se demande si elle et Dolores ont grandi dans le même univers. Oh, elle a eu elle aussi vingt ans. Mais jamais elle n'aurait tenu ce genre de discours, jamais elle n'y aurait pensé. Marlene a grandi en regardant un frère la haïr, envier une place qui était et qui sera toujours la sienne. Elle a grandi en se moquant du pauvre garçon qui n'aurait jamais le pouvoir qui lui appartient à elle. Elle ne s'est jamais cachée sous les jupes de leur mère, elle n'a jamais ployé le genoux. Personne n'a jamais pris son destin en main à sa place. Elle s'est hissée au rang de l'héritière d'une des familles fondatrices, elle a le sourire d'une enfant qu'on adore, la beauté d'une femme admirée, la stature d'une reine que l'on respecterait. Oh non, elle n'a jamais laissé l’impérialisme des hommes exister autour de sa personne. Ni quand il s'agissait de père ou frères, et encore moins quand il s'agissait d'époux. Au contraire de Dolores, elle ne reste pas statique, elle n'attend pas que les hommes prennent soin d'elle, elle sait se jouer d'eux et en faire ses pions s'il le faut. « Regarde-les se pavaner devant les hommes ; des dindes devant des coqs. Mais nous ne sommes pas des dindes ma sœur, non. Nous sommes des sirènes, et notre plat favori reste les dindes et les coqs. Combat ce que tu veux ma sœur, mais laisse-moi la chance de te prouver que les femmes peuvent être plus puissantes que les hommes. » C'est maintenant un sourire presque de pitié qu'elle affiche. Elle commencerait presque à s'inquiéter. Les femmes Rainfall sont puissantes mais les femmes Rainfall ne peuvent être simples d'esprit. Les hommes n'aiment pas qu'on leur crache des colères à la figure, ce qui justifie les gifles pour lesquelles la cadette ne peut plus pleurer. « Dolores... Tu t'entends parler? Une légende?! Mais qu'est-ce que tu t'imagines, qu'il suffit de remuer notre pierre sous le regard des hommes pour que chacun d'entre eux ploie le genoux? Si c'était aussi simple, nous le ferions toutes. Nous ne nous fatiguerions pas à leur sourire. » Elle aurait voulu que sa soeur lui ressemble, qu'elles soient complices; que ce qu'elle n'a jamais pu avoir avec Jamie, elle l'est au moins avec elle. Mais elle aussi semble être une source de déception, seulement moins effrayante que l'est leur frère, plus juvénile. « Ce monde n'est certainement ni utopique ni parfait, mais c'est le seul que nous avons. Si tu n'arrives pas à y vivre sans gronder, il finira par te tuer. Imagine... imagine que c'est un jeu, comme sur un immense échiquier. L'on ne joue pas en dévoilant à l'adversaire quel mauvais tour on lui destine, on ne lui montre pas que la pomme est  empoisonnée avant qu'il n'ait croqué dedans, et il comprendra qu'il n'est terrassé que lorsque la reine l'aura achevée. C'est un jeu de malice et de ruse Dolly. » Un beau jour, Marlene appartiendra au conseil. Elle a toujours su comment elle y arriverait, et comment elle n'y arriverait pas. Elle savait que la cour l'entourant pouvait autant l'élever que la descendre. Elle l'a élevée. Elle a fait tout pour, elle a su être la maligne. « Aucune de nous deux ne deviendra une légende si nous ne sommes pas capable de nous jouer d'eux. Et se jouer d'eux commence par ce qu'il se cache sous ces jolis tissus, c'est seulement à toi de décider d'en être la maîtresse ou l'esclave petite Dolly. » Homme ou femme, nul n'est vraiment libre de son corps. Il y a un marmot royal qui vient de naître, celui qui ne se marie pas dans l'attente d'une future enfant est un poids qui ralentit les siens dans la montée au pouvoir. Ses doigts viennent caresser la joue de sa soeur. Hors de leur beauté, elle n'en doute, elles sont destinées autant l'une que l'autre à faire de grandes choses, quand leurs frères resteront à leur pied. « Sois prudente, ma soeur. Il y a pire que la main de père s'écrasant contre ton visage. Les hommes n'ont pas moins de pitié que nous les femmes. Tu ne prouveras à personne que les femmes sont puissantes si tu laisses ton imprudence, voire ton insolence te détruire. » Elle finira mariée. Son mari sera jouet, ou elle sera jouet de son mari. L'un servira les intérêts de l'autre, quand l'autre laissera l'amant non-désiré l'écraser. Ces dames sont fortes, cachent juste comme il le faut tout le mal qu'elles pourraient faire. Leur ambition est poison pour ceux qui pourraient s'y opposer.



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