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good love go to waste (animation)

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the black key

Messages : 18
the black key
MessageSujet: good love go to waste (animation)   Mer 4 Oct - 20:43

good love go to waste

animation rp n° 1
amara, elle ne fait presque rien par habitude. la routine est quelque chose dans laquelle elle tombe, qui l’entraîne sans qu’elle ne s’en rende compte jusqu’à ce qu’elle s’y retrouve enfermée. parfois, elle se trouve bien dans cette cage, comme sur les toits de la cité.
et parfois, elle reste par dépit, parce qu’elle n’a pas mieux, et que même si une bougie n’est que la pâle cousine du soleil, elle vaut mieux que la gueule béante des ténèbres dont l’on ne sort pas.

je me lève, et je te bouscule. tu ne te réveilles pas, comme d’habitude.

amara, elle dort dos au mur, genoux ramenés contre son torse et poings fermés, prête à combattre jusque dans son sommeil. cela fait d’elle quelqu’un avec qui il n’est pas si bon de partager un lit. elle sursaute et s’éveille au moindre son, au plus infime des mouvements. mais isadora, elle ne semble pas s’en occuper. isadora, elle ne bouge même pas lorsqu’amara se glisse hors du lit. ses longues boucles dorées se répandent toujours sur l’oreiller et la peau brune de son dos nu. dans la lumière rosée du petit matin, elle a des airs de peinture, flottant quelque part entre réel et irréel.
elle a envie de la réveiller, amara. de la tenir contre elle, encore, d’embrasser ses lèvres aux allures de fruit mûr. de l’enlacer si fort que ses doigts laisseront leurs empreintes sur la peau d’isadora, qu’elle portera encore demain des marques de baisers aux allures de collier.
ce serait injuste.

sur toi je remonte le drap. j’ai peur que tu aies froid, comme d’habitude.
isadora sent le soleil. c’est qu’elle travaille à la ferme, dans un verger. certains soirs, elle revient avec des pétales de fleurs d’oranger dans les cheveux, et l’odeur ne quitte pas les draps. amara ne l’a encore jamais vue en hiver, alors que les beaux jours disparaissent peu à peu. elle a peur qu’isa disparaisse, un mirage de chaleur envolé avec les premières bourrasques. les doigts d’ama effleurent son dos lorsqu’elle tire sur le drap pour l’en recouvrir. elle sourit dans son sommeil.
elle est belle, isadora, à lui en briser le cœur.

ma main caresse tes cheveux, presque malgré moi, comme d’habitude. ces belles boucles couleur de blé, couleur de miel. elle refuse d’y penser plus que ça, amara. elle se dit qu’isa, elle l’aime pour elle, et pas parce qu’elle ressemble à—
elle se dit qu’elle l’aime, tout court.
que toutes ces petites actions – la main qu’elle passe dans les cheveux d’isadora, les sourires qu’elle lui lance – font partie de cet amour, ne sont pas juste des actions dont elle se rappelle. qu’elle est sincère, et non pas une actrice qui lit chacune de ses lignes.

mais toi tu me tournes le dos, comme d’habitude. alors je m’habille très vite, je sors de la chambre — comme d’habitude. elle se dit qu’elle ne fuit pas, amara. qu’elle reviendra. qu’elle n’aura pas à s’en rappeler ce soir, que ses pas la ramèneront directement à cette petite chambre qui n’est pas la sienne. toute seule je bois mon café. je suis en retard, comme d’habitude. le liquide âcre lui brûle la gorge. ( c’est comme ça qu’elle boit son café, delilah. sans sucre, sans lait. rien que le noir, et sa brûlure sur sa langue. comme si elle embrassait une flamme, une fille de cendres. ) sans bruit je quitte la maison. tout est gris dehors, comme d’habitude. elle est déjà ombre lorsqu’elle passe le pas de la porte, déjà ombre lorsqu’elle passe du foyer à la rue. déjà disparue, un fantôme de fumée, le spectre d’une femme.

j’ai froid, je relève mon col. comme d’habitude, comme d’habitude. en un tour de manteau, amara devient koschei. koschei devient multitude, tous et personne, cent visages, sans visage. toute la journée, je vais jouer à faire semblant, se dit-elle. comme d’habitude.
je vais sourire. elle n’a jamais du mal à le faire, ça. elle joue à l’amante chaque jour, chaque nuit. comme d’habitude, la cage de la coutume.
je vais même rire, comme d’habitude. elle excelle à tromper son monde, amara. koschei ne pleure jamais. koschei est un autre, amara sans ses défauts, amara sans ses fautes. l’ombre rieuse, le double d’illusions.
enfin je vais vivre, comme d’habitude.
c’est qu’elle a oublié comment vivre sans koschei, amara. qu’elle a oublié cette partie de la môme de la fumée, celle qui n’avait qu’un visage mais qui ne s’en cachait pas. elle a oublié ce que ça faisait, de passer un jour entier sans un masque. comment vivre sans le bouclier d’un autre.
elle pourrait réapprendre, si elle le voulait. mais la rébellion n’a pas besoin d’amara. elle a besoin de l’araignée, et en conséquence, koschei ne peut pas encore mourir.
un jour, elle l’enterrera.

et puis le jour s’en ira. moi, je reviendrai. ( comme d’habitude. )
encore une fois, l’automatisme de ses pas. le même chemin qu’elle pourrait parcourir les yeux fermés. la minuscule maison, et sa porte peinte.
tu seras sortie et pas encore rentrée, comme d’habitude. parfois, elle se demande comment isadora les considère encore ensemble. elles ne se croisent ni le matin ni le soir, s’effleurent au passage, deux planètes orbitant l’une autour de l’autre sans jamais se toucher.
il n’y pour elles que la nuit, la nuit et sa grande couverture de velours, la nuit qui cache et protège et promet.

toute seule j’irai me coucher, dans ce grand lit froid, comme d’habitude.
mes larmes, je les cacherai.
comme d’habitude, comme d’habitude…
« t’es une rêveuse, ama. » delilah. ses yeux bleus qui assassinent, la transpercent de part en part.
« j’ai besoin de l’araignée, pas de toi. »


même la nuit, je vais jouer à faire semblant, comme d’habitude. à faire comme si c’est isadora qu’elle attend, isadora qu’elle adore, alors même que le nom murmuré entre ses mains, entre deux baisers muets, n’est pas le sien.
tu rentreras, comme d’habitude. je t’attendrai, comme d’habitude.
tu me souriras, comme d’habitude.
comme d’habitude.

elle se dit qu’elle pourrait l’aimer, isadora. qu’elle l’aimerait tant si son cœur n’était pas capricieux, s’il n’en réclamait pas une autre avec chaque battement, s’il pouvait arrêter de chasser la magicienne et se contenter de la fille-soleil.

tu te déshabilleras, comme d’habitude. la robe de travail qui passe par-dessus sa tête, révélant des courbes familières. tu te coucheras, comme d’habitude. le poids d’un autre corps sur le lit, qui se presse contre elle, lui offre ses lèvres.
on s’embrassera, comme d’habitude.
amara s’accroche à isadora comme à son illusion, ses mains voraces et carnassières, comme si elle pouvait faire de leur amour une réalité.
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